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Prix carte grise en ligne à Armentières

Le prix de la carte grise est calculé en fonction du coût du cheval fiscal fixé par le conseil régional. 

A ce montant peut s’ajouter d’autres taxes qui sont généralement tributaires du véhicule : la date de sa mise en circulation, son ancienneté, le type du carburant, son taux d’émission de CO2,…

Le prix du cheval fiscal à Armentières , est le même dans toute les villes Nord , et est imposé aussi bien par l’ANTS que par FCGE Paris. 

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Certifié par le Ministère de l’Intérieur.

Habilitation préfecture: N°24267
Agrément N°: 33958

Les documents à fournir

  • Carte grise originale et une photocopie
  • Demande de certificat d’immatriculation d’un véhicule (original rempli et signé par le demandeur)
  • Original de la déclaration de cession d’un véhicule (original rempli et signé par le vendeur)
  • Mandat d’immatriculation (rempli et signé)
  • Contrôle technique de moins de 6 mois pour les véhicules de plus de 4 ans (photocopie)
  • Justificatif de domicile (photocopie)
  • Pièce d’identité du demandeur (photocopie)
  • Attestation d’assurance (photocopie)
  • Attestation d’assurance du véhicule
  • Photocopie du permis de conduire du demandeur

MIEUX CONNAÎTRE ARMENTIÈRES

Armentières est une commune française de plus de 20 000 habitants, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France. Elle fait partie de la Métropole européenne de Lille.

Ancien fleuron de l’industrie textile, la ville est parfois encore appelée la Cité de la Toile, un surnom hérité du XI siècle[1].

Armentières se situe en bordure des weppes, en Flandre romane, au nord-ouest de la Métropole européenne de Lille, à une quinzaine de kilomètres de la capitale des Flandres. Son quartier septentrional du Bizet est limitrophe de la Belgique.

La ville était originellement construite au milieu d’un vaste marais inondé par la Lys, dont quelques zones humides subsistent aujourd’hui, notamment les Prés du Hem. La Vallée de la Lys constitue un important corridor biologique, soutenu par la communauté urbaine de Lille et le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais au titre de la trame verte. L’un des bras de la rivière, qui traversait le centre-ville d’Armentières, a été détourné au milieu du XX siècle.

La ville est traversée par la Lys (affluent de l’Escaut), en partie souterraine en centre-ville. Une écluse a été construite sur son territoire, du côté du stade Léo-Lagrange.

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l’éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu’en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l’encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l’Énergie et du Climat complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Richebourg », sur la commune de Richebourg, mise en service en 1990 et qui se trouve à 16 km à vol d’oiseau[9][Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11 °C et la hauteur de précipitations de 762,1 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 20 km, la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,8 °C pour 1981-2010, puis à 11,3 °C pour 1991-2020[14].

Armentières est traversée du sud au nord par la route départementale 22, puis la route départementale 22a, et en diagonale par les routes route départementale 933 et la route départementale 945a. La ville est aussi desservie par les sorties 08 et 09 de l’autoroute A25 (route européenne 42), respectivement via La Chapelle-d’Armentières et Nieppe. Par ailleurs, pour désenclaver la commune et favoriser son développement économique, un projet d’échangeur autoroutier supplémentaire est actuellement à l’étude, afin de relier directement Armentières à l’autoroute A25 en passant par les nouveaux boulevards urbains.

Armentières dispose d’une gare ferroviaire située sur la ligne Lille – Calais, ouverte le . Elle est aujourd’hui desservie par les lignes TER 8, 8bis et 12, reliant Lille-Flandres à Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer via Hazebrouck. Jusqu’en 1988, une ligne internationale, aujourd’hui supprimée, desservait la ville belge de Courtrai via Houplines. Enfin, deux lignes secondaires, sans service voyageur, assurent le transport de fret vers les gares de Don-Sainghin et de Berguette.

Armentières est desservie par sept lignes d’autobus du réseau Ilévia, dont trois mènent au terminus Lomme Saint-Philibert de la ligne 2 du métro lillois. En outre, de 1896 à 1930, la société des chemins de fer économiques du Nord exploitait une ligne de tramway à vapeur reliant la ville à Halluin.

Armentières est la deuxième gare TER en nombre de voyageurs après celle de Lille Flandres.

Deux lignes de la compagnie des tramways d’Armentières ont également desservi la ville de 1901 à 1914 :

Armentières est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l’Insee,,,. Elle appartient à l’unité urbaine d’Armentières (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 10 communes[20] et 79 391 habitants en 2019, dont elle est ville-centre,.

Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction de Lille (partie française) dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[23][24].

L’occupation des sols de la commune, telle qu’elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l’importance des territoires artificialisés (88,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (83,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (59,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (19,2 %), eaux continentales (9,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (9,6 %), terres arables (1,4 %), prairies (0,3 %)[25].

L’IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIII siècle), la carte d’état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd’hui)[26].

Ancienne cité industrielle, Armentières est aujourd’hui une ville en pleine restructuration. Pour accompagner ces mutations, l’action municipale s’articule autour de quelques grands projets liés aux transports et au logement, visant à renforcer à la fois l’attractivité et l’accessibilité de la commune. Parmi les réalisations les plus marquantes de ces dernières années, on peut citer la réhabilitation du quartier de la gare, avec l’inauguration d’une nouvelle médiathèque et la création d’une gare routière, l’ouverture du passage inférieur, ou encore la construction de nombreux logements neufs. Le quartier Route d’Houplines-Octroi bénéficie du programme national de revitalisation des quartiers anciens dégradés (PNRQAD)[28].

La qualité de vie figure également au cœur de la politique urbaine de la ville, comme en témoigne par exemple l’aménagement des places du centre ville, achevé en 2010. En outre, Armentières a été récompensée d’une fleur au concours des villes et villages fleuris en 2006, avant d’en obtenir une deuxième l’année suivante[30].

Attestée sous la forme latine Armentarias en 869.

n. f. 1206. Bas latin armentum = gros bétail, et suffixe à valeur collective aria : lieu où s’élève le gros bétail. Armentaria = convenant au gros bétail.

Armentières : « lieux où on élève du gros bétail ».

Armens, bas latin Ermingus, nom de personne d’origine germanique, et suffixe de possession ière, reste possible.

Armentières se nomme Ermentiers en flamand, Armentieren/Armentiers en néerlandais et Armintîre en picard.

Seigneuries, : au Moyen Âge, Armentières est d’abord détenue par une famille seigneuriale de ce nom ; Léon d’Armentières, fils de Jean d’Armentières et grand-maître de Flandre, a pour fille héritière Clémence, qui épouse Hellin Ier de Mortagne, fl. 1226, frère cadet du châtelain de Tournai Évrard IV Radoul (deux fils de Baudouin de Tournai). Leur fils Hellin II, fl. 1262/1263, épouse Béatrix, d’où Hellin III, fl. 1289/1294, † 1302, mari de Sara, fille de Régnier le Borgne avoué de Tournai.

Sans doute par achat, la seigneurie Armentières passe ensuite directement au comte de Flandre Guy de Dampierre († 1305) et à son fils puîné Guy de Namur et Zélande, puis à Guy de Richebourg (1300-1345), dernier fils de Guillaume de Termonde et neveu de Guy de Namur. La fille de Guy de Richebourg, Alix, transmet Armentières et Richebourg aux Luxemourg-St-Pol-Ligny, ayant épousé en 1330 Jean I de Luxembourg, châtelain de Lille, et étant la mère en 1340 de Guy de Luxembourg. Armentières reste ensuite dans la descendance de Guy de Luxembourg : son fils aîné Waléran, père de Jeanne et grand-père du duc de Brabant Philippe († 1430) ; puis Pierre Ier de Luxembourg († 1433), neveu de Waléran, et la branche de Luxembourg-Fiennes issue de son fils Thibault, avec passage aux d’Egmont (Lamoral, 1522-1568 ; voir l’article Thibaud pour la filiation) et aux Pignatelli-Bisaccia d’Egmont (l’héritière Marie-Claire-Angélique d’Egmont ayant épousé en 1695 Nicolas Pignatelli, duc de Bisaccia), jusqu’à Casimir Pignatelli, aussi comte de Braine (1727-1801).

La première église d’Armentières, dédiée à saint Vaast, est bâtie au IX siècle[33]. À cette occasion apparaît pour la première fois le nom de la ville dans un document en 866. Jusqu’au traité d’Aix-la-Chapelle en 1668, Armentières fait partie des Pays-Bas méridionaux, sous domination de la monarchie espagnole.

Dès le Moyen Âge, Armentières est connue pour son industrie textile — ce qui lui vaut le surnom de « Cité de la Toile ». En effet, la Lys était réputée pour la qualité de son eau, qui permettait de donner la couleur “feu” au fil. De nombreuses industries textiles, ainsi que des blanchisseries et des teintureries s’y installèrent.

Sise dans la plaine de la Lys, couloir qui connut nombre d’invasions et de batailles, la ville fait partie du comté de Flandre. En 1339, alors que débute la Guerre de Cent Ans, Armentières est la cible de pillages et de destructions par les armées anglaise et flamande. Elle souffre également d’incendies et de sièges en 1420, 1471, 1499, 1518 et 1589.

En 1550, la ville compte environ 10 000 habitants. Le 10 août 1566 y a lieu une émeute iconoclaste : « Né de l’opposition sociale, politique et religieuse à l’autorité de Philippe II dans les Flandres et les Pays-Bas du XVI siècle, le mouvement des gueux exprime à la fois le mécontentement populaire, responsable de la flambée d’iconoclasme, et les revendications des nobles et des notables calvinistes[37] ». Elle est précédée quelques jours plus tôt par l’attaque de la prison de la ville, afin de libérer quelques prisonniers : de 1 500 à 6 000 personnes selon les sources, entrent dans la ville avec des armes, marchent vers la prison dont ils forcent les portes, et libèrent les calvinistes qu’ils étaient venus chercher[39]. Puis le 10 août, nouvelle émeute, qui s’attaque à l’église paroissiale, à un couvent, à un hôpital et où sont commises de graves déprédations. Cette émeute essaime dans les villages environnants.

En 1579, Philippe d’Egmont, prince de Gavre et seigneur d’Armentières, autorise la ville à lever des fonds, notamment à travers les impôts, afin de fortifier la ville, considérant que la ville, « voisine au pays de Flandres, non fortifiée, était en grand péril d’être surprise par d’aucuns ennemis, qui serait entièrement sa ruine ». Ces fortifications seront démantelées au XVIIe siècle.

Au XVII siècle, Armentières comme toute la Flandre est au cœur de l’affrontement entre la France de Louis XIII et de Louis XIV et l’Espagne. Dans ce cadre, les troupes françaises qui ont pris les derniers mois de nombreuses villes, de Gravelines à Cassel, Béthune, Lillers, assiègent Armentières, alors espagnole, le 8 septembre 1645[41]. Le sieur de Maugré, gouverneur d’Armentières pour le compte du roi d’Espagne, Philippe IV, conscient de ne pas disposer d’une garnison suffisamment forte pour résister négocie immédiatement la capitulation et obtient une reddition honorable. Les Français nomment gouverneur le marquis de Duplessis Bellière.
En 1646, une épidémie de peste frappe la ville : en octobre 1646, on compte 103 morts au lieu de 9 en moyenne en temps ordinaire. En novembre 1647, on recense encore 53 morts[42]. La même année, les Espagnols reprennent la ville après 14 jours de siège,.

Armentières, cité au cœur de l’Europe, est rattachée définitivement à la France par Louis XIV, à la suite de sa campagne de Flandres, qui aboutit au traité d’Aix-la-Chapelle de 1668, mettant ainsi un terme à la suprématie des comtes de Flandre, des ducs de Bourgogne, de la maison d’Autriche et de celle d’Espagne.

Dans une démarche d’allégeance, c’est à Bruxelles que le roi Louis XIV reçoit une délégation des édiles, magistrats et bourgeois armentiérois. Après plusieurs années de guerre, la ville est ruinée et les membres de la délégation arrivent à Bruxelles pauvrement vêtus malgré leur rang. Ils doivent ainsi se faire prêter des vêtements dignes de leur position pour se présenter devant le roi. Mais celui-ci avait été prévenu de la supercherie et s’exclame, en les voyant : « Armentières, pauvre mais fière ! », ce qui devient et reste la devise de la ville jusqu’à nos jours.

Dans les années , la ville compte une compagnie de tireurs d’armes, une compagnie de canonniers, une d’arbalétriers et une d’archers.

En , Armentières intra-muros (la ville en elle-même) et extra-muros (principalement les terres et hameaux qui dépendent de la paroisse d’Armentières) comptent 1 276 feux fiscaux, soit entre 5 700 et 6 300 habitants.

Alors que la Révolution française éclate, Armentières abrite une église paroissiale riche en propriétés immobilières et compte de nombreuses communautés religieuses : religieuses capucines et augustines, « sœurs grises » sous l’autorité des Franciscains, religieux brigittins et jésuites[45].

À la fin de l’année 1790, des commissaires du district de Lille saisissent les biens de l’église paroissiale, conformément aux dispositions du décret du 2 novembre 1789 pris par l’Assemblée constituante. En 1791, la spoliation des biens religieux s’accélère et les Capucins sont expulsés de leur couvent. Durant cette période, on assiste également au vandalisme des églises et couvents. Le 2 octobre, le curé constitutionnel Metgy est installé dans l’église paroissiale, malgré la résistance de nombreux habitants à sa nomination. Par la suite, des prêtres dits « réfractaires », ayant refusé de prêter le serment obligatoire depuis 1791 sont empêchés de célébrer les messes et sont même incarcérés.

Le 12 mai 1792, le caveau des comtes d’Egmont, seigneurs d’Armentières depuis le début du XVI siècle, qui se trouvait dans l’église des Capucins, est ouvert. Le plomb qui recouvre trois cercueils est récupéré, les corps, enfouis dans une fosse.

Le 25 août, un autel est dressé sur la place principale et un obit solennel est célébré en mémoire des gardes nationaux morts au combat.

Le 6 octobre de la même année, on fait détruire les fleurs de lys, symboles de la monarchie française, qui ornaient l’hôtel de ville.

En janvier 1793, on fonde à Armentières un club affilié à celui des Jacobins de Paris. Il était situé au 4, rue des Glatignies (actuelle rue du Président Kennedy).

En juin 1793, alors qu’à Paris, les députés girondins sont arrêtés et la Terreur se met en place, la municipalité d’Armentières, accompagnée de soldats, opère des perquisitions chez de nombreux notables qui avaient conservé des objets religieux, autrefois propriété des églises et communautés religieuses, devenus depuis « biens nationaux ».

Le 10 août, on dresse un autel sur la place principale pour jurer fidélité à la nouvelle République. Fin octobre, on plante sur la grand’place un arbre de la Liberté. Une statue de plâtre, appelée « Déesse de la Liberté » représentant Marianne, y est également érigée.

Par décret du 13 prairial an II (1 juin 1794) de la Convention nationale, Armentières s’agrandit et comprend désormais les terres extra-muros, situées autrefois en dehors des fortifications de la ville[49].

En juillet 1795, le représentant du peuple délégué à Armentières, Florent Guyot, destitue la municipalité à cause des dégradations fréquentes qui ont lieu en ville, notamment sur le patrimoine religieux. La liberté des cultes y est de nouveau admise et l’église paroissiale est rendue au culte catholique. Les destructions et pillages reprennent néanmoins dès 1796.

Le 27 juillet, l’évêque Claude François Marie Primat se rend à Armentières avec l’autorisation d’un officier municipal afin de baptiser plusieurs enfants. Alors qu’il s’apprête à monter à l’autel de l’église paroissiale, une foule envahit l’église et force l’évêque à fuir.

Le 6 février 1797, fête de saint Vaast, la messe a lieu dans l’église paroissiale et un obit est célébré en hommage aux quatre guillotinés de l’affaire d’Armentières, « victimes de la Révolution ».

Le 21 janvier 1799, des fêtes sont organisées à l’occasion de la date anniversaire de l’exécution de Louis XVI.

À la fin de la période révolutionnaire, Paul-François Barbault-Royer, employé du département des Affaires étrangères de passage à Armentières entre 1799 et 1800, affirme que l’aspect de la ville « est assez misérable. À l’exception de quelques belles maisons sur la place de la ville, cette cité médiocre ne mérite pas d’être vue. » Il confirme cependant que l’industrie textile y perdure : « Armentières est célèbre dans tout ce pays pour ses fabrications de toiles, qui donnent un travail continu et presque assuré aux habitants de cette ville, qui paraissent y être entièrement employés. »

L’introduction du Directoire puis du Consulat à la suite de la Terreur ne suscitent pas de réaction particulière à Armentières.

Le 2 mai 1802, à 11 heures, le maire Joseph Bayart proclame au balcon de l’hôtel de ville la publication du Concordat souscrit entre le pape Pie VII et le Premier consul Napoléon Bonaparte.

En 1802-1803, Armentières est située sur le parcours de la diligence qui relie quotidiennement Lille à Dunkerque et retour. De plus, deux voitures publiques gagnent chaque jour Lille, l’une à 7 ou 8 heures du matin et l’autre à 3 heures du soir, avec retour le jour même. Deux carrosses d’eau assurent une liaison régulière avec Merville et Estaires.

Dans un rapport du 18 septembre 1793, Lavallette, général de brigade commandant à Lille affirme qu’au cours d’un combat entre les armées de la Première Coalition et celle de la jeune République, il a été retrouvé, dans la poche d’un officier hollandais, une note intitulée « État d’une partie de bourgeois royalistes d’Armentières » comprenant vingt-quatre noms. Ces vingt-quatre « contre-révolutionnaires renfermés dans la ville qui n’attendaient qu’un instant favorable pour livrer cette place à l’ennemi et mettre leurs propriétés à l’abri du pillage » appartiennent à la classe bourgeoise ; ils sont marchands, négociants, tailleurs… Ordre est donné de les arrêter. Le rapport indique qu’au cours des arrestations, la population d’Armentières aurait également dénoncé deux auteurs du complot supplémentaires. Il est retrouvé chez certains des « brochures contre-révolutionnaires » et « une copie de la parodie infâme de l’hymne des Marseillais ». Ils sont également accusés de s’être opposés à la création d’un club des Jacobins à Armentières.

Les gendarmes procèdent immédiatement aux interrogatoires. Douze accusés sont d’abord incarcérés à la citadelle de Lille, puis rejoignent la prison de la Conciergerie, où ils subissent un second interrogatoire. L’accusateur public Antoine Fouquier-Tinville traduit devant le Tribunal révolutionnaire :

Le procès a lieu le 27 vendémiaire de l’an II (18 octobre 1793). Le tribunal est composé de René-François Dumas, Gabriel Deliège, Ignace-François-Joseph Donzé-Verteuil et Antoine Maire.

Tous les accusés, sans exception, nient les faits et tentent de prouver leurs sentiments républicains. À l’issue d’une procédure expéditive, huit des douze accusés sont acquittés mais restent considérés comme « suspects » conformément à la loi des suspects adoptée un mois plus tôt.

Malingié, Joire, Clarisse et Delettré sont condamnés à la peine de mort. Leurs biens et ceux de leur famille sont saisis pour être vendus. Ils sont guillotinés le lendemain, vers 15 heures, sur la place de la Révolution à Paris (actuelle place de la Concorde).

La ville est desservie dès 1848 par le chemin de fer, qui facilite son développement économique.

À partir de la fin du XIX siècle, la Révolution industrielle fit d’Armentières une cité prospère, haut-lieu de l’industrie textile jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. Tirant profit de la présence de la rivière de la Lys, de nombreuses usines de tissage et de filage s’y implantèrent, de même que les activités industrielles liées à la brasserie. La ville acquit ainsi une nouvelle devise : « Armentières, cité de la toile et de la bière ».

Armentières est touchée par la pandémie de grippe « russe » de 1889-1890, qui y sévit avec une grande intensité selon Le Radical jusqu’en 1892 au moins. Le Maire Henri Chas (père) contracte la maladie mais en réchappe.

Le 3 octobre 1903 éclate une grève à l’usine textile Duhot d’Houplines. Les ouvriers, qui revendiquent une hausse des salaires qui n’étaient que de 1,50 franc par jour, essuient le refus du patronat et décidèrent donc l’arrêt du travail par référendum. Rapidement, la grève s’étend aux villes alentour puis dans tout le Nord. Armentières est alors déclarée en état de siège et le mouvement social est violemment réprimé par l’armée. Les manifestations, au slogan de « Vive la révolution ! Le tarif ou la mort ! », connaissent leur point d’orgue le 30 septembre 1903, lorsque six mille tisseurs grévistes envahissent les magasins d’Armentières et jettent le fruit de leur propre travail dans les rues, afin de priver les patrons de leurs bénéfices. Victor Griffuelhes, alors secrétaire général de la CGT, déclara d’eux qu’ils « secouèrent leur apathie ». Le 12 octobre 1903, Jules Guesde vient à la rencontre des grévistes.

Dix jours plus tard, le 22 octobre, Jean Jaurès, alors vice-président de la Chambre des députés, vient également apporter son soutien aux grévistes d’Houplines et d’Armentières. La grève dure 46 jours.

Une peinture anonyme, exposée dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville, relate cet événement. Une copie est également exposée au rez-de-chaussée du siège local du Parti socialiste, au 10 rue Jean-Jaurès. Des cartes postales éditées par M. Bulteau, photographe local, décrivent notamment les saccages d’habitations privées ou d’agences bancaires de la journée du 13 octobre 1903.

Armentières a particulièrement souffert lors des deux guerres mondiales notamment durant la bataille d’Armentières en 1914 et de la bataille de la Lys en 1918.

Le 16 octobre 1916, Armentières accueille la visite du président de la République Raymond Poincaré. Il remet à cette occasion la Légion d’honneur au maire Henri Chas (fils).

Le , les troupes britanniques libèrent Armentières.

Elle fut ainsi détruite à 90 % au sortir de la Grande Guerre. La ville a été décorée des deux Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, et son lycée professionnel de la Légion d’honneur. Armentières abrite un cimetière militaire à la cité Bonjean.

Le , le Maréchal Foch, accueilli par le maire Charles Conem, visite Armentières. Il assiste à une messe dans les ruines de l’église Saint-Vaast et remet plusieurs décorations à des blessés de guerre.

Armentières se trouve, durant la Seconde Guerre mondiale, en zone occupée. Les actions de résistance s’y développent, impulsées notamment par Georges Vankemmel, qui deviendra maire en 1940.

À la Libération, la rue d’Ypres prend le nom de « rue des Déportés » en hommage à onze résistants disparus en déportation :

Le 12 juillet 1947, Vincent Auriol, Président de la République, fait une halte à Armentières à l’occasion d’une visite officielle dans le Nord. Il remet à cette occasion les insignes d’officier de la Légion d’honneur au Maire honoraire Charles Conem ainsi que la croix de chevalier du même ordre au Maire Georges Vankemmel et à Gustave Duriez, alors adjoint au Maire. À l’occasion de sa visite, une paire de draps lui est offerte par les patrons et ouvriers textiles d’Armentières.

L’industrie textile armentiéroise perdure jusqu’aux années 1980.

La ville reçoit la visite du Président François Mitterrand le 1 décembre 1989, au cours de laquelle le Maire Gérard Haesebroeck reçoit les insignes de chevalier de la Légion d’honneur.

À l’invitation de Karine Charbonnier, qui avait interpellé quelques mois plus tôt le Président François Hollande sur TF1, l’ancien Président de la République Nicolas Sarkozy visite l’usine de boulonnerie Beck Crespel à Armentières le 25 mars 2015[67].

Benoît Hamon, alors député des Yvelines et candidat à la primaire socialiste de 2017, déjeune au restaurant L’Atelier de Mademoiselle le 16 décembre 2016.

Le 18 septembre 2019, une panthère noire s’échappe par le toit d’un logement situé rue de l’Avenir. Secourue par les sapeurs-pompiers, elle est placée au zoo de Maubeuge dans l’attente d’être transférée vers un centre spécialisé. Elle est cependant volée dans la nuit du 23 au 24 septembre[70]. Cet événement a un retentissement national et international : la « panthère d’Armentières » fait l’objet d’article de la BBC, de l’Irish Times[72], de Die Welt, de La Repubblica[74]

Armentières est une ville qui se classe politiquement à gauche, les électeurs ayant majoritairement voté pour des candidats issus de la gauche aux élections municipales, départementales, régionales, législatives et présidentielle.

Armentières est une ville administrée par le Parti Socialiste depuis 1944.

La composition du Conseil municipal, auparavant révélatrice du clivage gauche-droite, a été bousculée lors des élections municipales de 2014 par l’arrivée de 2 représentants du Front National.

À partir de 2018, le maire Bernard Haesebroeck (PS) subit la défection de 5 élus de sa majorité,,,, dont son adjoint délégué aux finances, Dominique Bianchi[75]. Ils expliquent leur démission par des divergences politiques et dénoncent l’absence de débat au sein de la majorité. À la fin de l’année 2019, les élus communistes, qui appartiennent à la majorité, expriment également leur défiance vis-à-vis de la création d’une police municipale.

Dominique Bianchi annonce sa candidature aux élections municipales de 2020 plus d’un an après sa démission. Pour la première fois depuis 2001, le Parti Communiste Français présente une liste autonome du Parti Socialiste menée par Arnaud Marié. Placée en 3e position au 1 tour, celle-ci fusionne avec la liste menée par Bernard Haesebroeck (PS) qui arrive, pour la troisième fois consécutive, en tête du scrutin. La liste conduite par Michel Plouy, soutenue par Les Républicains, obtient la 2e place avec 1 487 voix (23,86 %) ; celle de Dominique Bianchi, la 4 avec 840 voix (13,47 %).

La liste du Rassemblement national menée par Alexandre Lodigeois est, quant à elle, éliminée dès le 1 tour avec 485 voix (7,78 %).

Les élections municipales des 15 mars et 28 juin 2020 sont marquées par une abstention historique, liée pour partie à la pandémie de Covid-19. En effet, Bernard Haesebroeck est réélu au 2 tour pour un 3e mandat avec 68,44 % d’abstention, soit près de 25 points supérieure au taux d’abstention au 2 tour des élections municipales de 2014 (43,69 %).

Lors des élections départementales de 2015, le canton d’Armentières est conquis par Michel Plouy et Carole Borie, candidats soutenus par divers partis de droite dont l’UMP. Ce canton était historiquement détenu par la gauche, Gérard Haesebroeck puis son fils Bernard Haesebroeck en ayant été les principaux représentants.

À l’élection présidentielle française de 2012, le premier tour a vu arriver en tête François Hollande avec 4 143 voix (33,29 %), suivi de Marine Le Pen avec 2 781 voix (22.34 %), Nicolas Sarkozy avec 2 426 voix (19,49 %) et Jean-Luc Mélenchon avec 1 639 voix (13,17 %). Au second tour, les électeurs ont voté à 60,30 % pour François Hollande et à 39,70 % pour Nicolas Sarkozy. Le taux de participation a été très élevé au premier tour : 12 658 des 17 007 électeurs inscrits sur les listes électorales, soit 74,43 %, ont participé au vote, dont 211 (1,24 %) ont effectué un vote blanc ou nul. Au second tour, le taux de participation a été aussi très élevé : 12 641 des 17 015 électeurs inscrits sur les listes électorales, soit 74,29 % ont participé au vote, dont 820 (4,82 %) qui ont effectué un vote blanc ou nul.

À l’élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour avec 3 442 voix (29,03 % des suffrages exprimés), suivie de Jean-Luc Mélenchon avec 2 877 voix (24,26 %), d’Emmanuel Macron avec 2 265 voix (19,10 %) et de François Fillon avec 1 381 voix (11,65 %). Benoît Hamon, candidat issu de la Primaire citoyenne de 2017 et parrainé par le maire Bernard Haesebroeck, n’arrive qu’en cinquième position avec 947 voix soit 7,99 % des suffrages exprimés. La participation reste stable au premier tour par rapport à 2012, avec 12 161 votants sur les 17 127 inscrits, soit 71 % de participation. Au second tour, Emmanuel Macron obtient 5 893 voix (56,77% des suffrages exprimés), Marine Le Pen 4 488 voix (43,23 %). L’abstention au second tour atteint 32,13 %.

Aux élections législatives de 2017, Laurent Pietraszewski (LREM) succède à Yves Durand (PS) à la députation.

À la suite des élections municipales de 2020, les 35 sièges du Conseil municipal d’Armentières sont répartis de la manière suivante :

Le Conseil municipal a été installé le dimanche 5 juillet 2020. Lors de cette séance d’installation, Arnaud Marié, tête de la liste PCF — fusionnée entre les deux tours à celle de Bernard Haesebroeck — confirme la volonté, exprimée pendant la campagne[82], des 7 élus communistes de créer leur propre groupe au sein du Conseil municipal afin d’obtenir la possibilité « d’exprimer différences quand ça sera nécessaire ».

Depuis 2008, Armentières est administrée par Bernard Haesebroeck (PS), également vice-président de la Métropole européenne de Lille (MEL) où il est chargé, pour le mandat 2014-2020, de la stratégie en matière de logement et habitat et, pour le mandat 2020-2026, de l’économie et de l’emploi, de la recherche et de l’enseignement supérieur. Il a succédé à Claude Hujeux et à son père, Gérard Haesebroeck, personnalité armentiéroise emblématique, qui fut député du Nord et resta premier édile de la ville durant quarante ans.

La commune relève du tribunal judiciaire de Lille, de la cour d’appel de Douai, du tribunal de commerce de Lille Métropole (situé à Tourcoing), du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d’appel de Douai.

Armentières est jumelée à trois villes européennes, essentiellement associées à des échanges scolaires, des compétitions sportives et des actions culturelles soutenus par la municipalité:

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage auprès d’un échantillon d’adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,

En 2019, la commune comptait 24 909 habitants, en diminution de 4,12 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Les premières données disponibles, datant de 1793, faisaient état d’un peu moins de 8 000 habitants. La population armentiéroise a ensuite continuellement augmenté, jusqu’à approcher les 30 000 habitants au début du XX siècle, avant d’être brutalement divisée par deux à la suite de la Première Guerre mondiale. La ville s’est repeuplée et stabilisée à son niveau actuel depuis les années 1950.

NB : la chute de la population entre les recensements de 1821 et 1831 est due à la création de la commune de La Chapelle-d’Armentières à la fin 1820.

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d’un âge inférieur à 30 ans s’élève à 41,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,5 %). À l’inverse, le taux de personnes d’âge supérieur à 60 ans est de 22,0 % la même année, alors qu’il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 11 941 hommes pour 12 837 femmes, soit un taux de 51,81 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s’établissent comme suit.

En matière de santé, Armentières dispose :

Le Centre Hospitalier d’Armentières est à la pointe en terme du dépistage du cancer du sein grâce à l’angio-mammographie.

La santé étant l’une de ses préoccupations, la municipalité lance en 2007 l’Atelier santé ville en créant une émission sur sa WEBTV et en organisant plusieurs actions ou événements comme “Octobre rose et Mars bleu”.

Armentières est équipée de 22 défibrillateurs à travers la ville.

Armentières fait partie de l’académie de Lille. La ville compte de nombreux établissements scolaires publics et privés allant de l’école maternelle à l’enseignement supérieur.

Armentières compte dix écoles maternelles et élémentaires :

Armentières compte quatre collèges :

Armentières compte sept lycées ou établissements d’enseignement supérieur

Le club de football “Jeunesse Athlétique Armentiéroise” (JAA), créé en 1911, évolue actuellement en Division d’Honneur de la Ligue Nord-Pas-de-Calais. De 1996 à 2000, l’équipe a évolué en Championnat de France amateur. À plusieurs reprises, le club a atteint les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France, notamment en 1999 contre le Racing Club de Lens au stade Félix-Bollaert (5-2 a.p.), ou en 2003 contre les Girondins de Bordeaux dans l’ancien stade Grimonprez-Jooris de Lille (0-3).

Les “Sports Ouvriers Armentiérois” (SOA), club omnisports fondé en 1932, comportent notamment une section natation au passé glorieux, où furent formés des générations de nageurs, dont Georges Pourcelle, qui traversa la Manche à la nage en 1958. Pendant un demi-siècle, le club a inscrit son nom au palmarès de la natation régionale, nationale et internationale.

La section féminine du club de basket-ball des “Sports Ouvriers Armentiérois” (SOA) a remporté en 2009 le championnat de Nationale féminine 1. Elle évolue actuellement en Ligue féminine 2.

Après avoir accueilli pendant plusieurs années le Rallye des Géants, Armentières est depuis 2004 la ville de départ du Rallye des Routes du Nord.

En 1994, l’arrivée de la première étape du Tour de France a lieu à Armentières. Elle est marquée par la violente chute du coureur français Laurent Jalabert. Le 8 juillet 2014, le Tour de France traverse à nouveau l’ex-« Cité de la Toile » pour rejoindre le Stade Pierre-Mauroy. Chaque année au mois d’août a lieu le « Ch’ti Bike Tour » aux Prés du Hem.

Le club d’aviron fait partie du Club Léo Lagrange Armentières (CLLA). La Lys, lieu d’entraînement du club d’Armentières, est considéré comme le meilleur bassin d’entrainement de la région. De ce fait, le site a hébergé amicalement le pôle espoir Nord-Pas-de-Calais puis Hauts-de-France pendant plus de 10 ans. Le club est particulièrement performant chez les féminines : de nombreux podiums au niveau national[100] et un titre de champion de France en deux de couple en 2017. Les deux rameuses constituant ce bateau : Violaine Aernoudts et Audrey Feutrie font respectivement partie des sélections tricolores séniore et U23[102]. Le club est détenteur de record de France du 100 km en relais chez les féminines de 15 à 18 ans en “small team” (moins de 10 rameuses). Lors des championnats du monde d’aviron indoor 2020 se déroulant à Paris, le relais féminin armentiérois a remporté la médaille de bronze[104]. Violaine Aernoudts a participé à la régate de qualification olympique en 4 de couple le 16 mai 2021 à Lucerne au terme de laquelle elle s’est qualifiée. La même coque a remporté une médaille d’argent à l’étape I de la coupe du monde à Zagreb en mai 2021[106].

La vie catholique armentiéroise est rythmée par ses trois paroisses: celle des Douze Apôtres (églises Saint-Vaast et Saint-Louis), celle de Sainte-Marie de la Lys (incluant Houplines, églises Saint-Joseph et du Sacré-Cœur) et celle du Bon Pasteur (qui intègre Erquinghem-Lys, églises Sainte-Thérèse et Notre-Dame-de-Lourdes). Les fidèles dépendent donc du doyenné Lys et Deûle qui fait lui-même partie de l’archidiocèse de Lille.

Après le père Maurin Van Meenen (doyen pendant trois ans), c’est le père Luc Lesage (septembre 2016) qui est le curé (également doyen) des deux premières paroisses tandis que le père Patrick Delecluse est celui de la troisième (septembre 2015).

Mosquée El-Ansar, située 77 Rue des Résistants, administrée par l’association des Marocains d’Armentières et des environs.

Ancienne cité industrielle des bords de Lys et l’une des dix « villes drapières » (ou « drapantes ») du nord de la France depuis le Moyen Âge, Armentières a connu la prospérité à la Belle Époque et jusque dans les années 1950, grâce à l’industrie textile. Elle était moins importante que Hondschoote ou Douai durant la période médiévale, mais au début du XXe siècle, le taux d’emploi dans l’industrie textile (47,2 % vers 1960) y a dépassé celui de la ville de Roubaix[109].

Juste après la révolution française (1791), un inventaire des établissements industriels et commerciaux cite six manufacturiers dont les usines sont situées rue de Flandre, de Glatignies, du Brusle, d’Erquinghem et hors de pont, ainsi que onze fabricants en « bonneterie en laine et à l’aiguille » et une activité importante de blanchisserie. Au XVI siècle, comme à Courtrai, le lin remplace la laine, et les métiers mécaniques (dès 1788) traduisent dans ce secteur les innovations techniques de la révolution industrielle et la mécanisation (navette volante, machine à vapeur)[109]. Des usines et ateliers de tissage et filatures continuent à se construire dans les décennies 1860-1870 en s’éloignant de la Lys. On trouve en 1860 à Armentières sept tissages mécaniques avec machine à vapeur et 6 autres 5 ans plus tard. La « Cité de la toile » est connue (avec Houplines) dans toute la France et jusqu’en Orient, Italie, Belgique, Amérique du Sud et Angleterre.

En 1883 ce sont 36 tissages mécaniques de grande taille qui produisent des kilomètres de draps.

On travaille le coton, le lin, le chanvre et le jute, avec une part importante de femmes dans la population ouvrière active[109]. Les deux guerres mondiales détruisent l’industrie hormis les tissages Coisne et Lambert, Dufour-Deren, Dufour-Lescornez, Colombier, Mahieu (construit en 1884), ainsi que les ateliers Salmon (datant de 1871) ; ceux de Deweppe, Bouchez, Charvet, Ruyant et Debosque, Jeanson Rogeau et Dansette et le tissage Duhot (route d’Houplines, repris par la famille Motte).

La filature industrielle la plus ancienne est l’usine Winssen d’Houplines (près du pont Cazier) construite au XIX siècle pour alimenter les premiers tissages mécaniques. Elle est dirigée par un banquier, qui est aussi fondateur de la première banque de la ville[109].

La ville est aujourd’hui en pleine mutation et cherche à diversifier son économie dans le secteur tertiaire, notamment dans le domaine médical.

Armentières possède une antenne territoriale de la Chambre de commerce et d’industrie Grand Lille, qui gère l’aéroport de Merville – Calonne, ainsi que de nombreuses autres structures visant à accompagner les créateurs d’entreprises. Plusieurs projets sont à l’étude, comme l’agrandissement de la zone d’activités Eurolys, qui abrite actuellement une soixantaine d’entreprises, ou l’aménagement de la Porte des Anglais au bord de l’autoroute A25.

Le beffroi de l’hôtel de ville

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le beffroi d’Armentières (architecte Louis-Marie Cordonnier – 1934) fait également l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2002.

Les origines de la brasserie Motte-Cordonnier remontent à plus de trois siècles, fondée en 1650. Le corps de bâtiment principal a été reconstruit au lendemain de la Première Guerre mondiale sur des plans de l’architecte Georges Forest et a été inauguré en 1923. La brasserie fut rachetée par la multinationale belgo-brésilienne Anheuser-Busch InBev et a cessé ses activités en 1993. Ses bâtiments sont maintenant ouverts aux visites du public. Ils sont inscrits au titre des monuments historiques depuis 1999.

Depuis quelques années, la ville d’Armentières et l’Espace Naturel Lille Métropole offrent aux habitants un moment de détente au sein des Prés du Hem. Au programme de cette journée, différentes animations sont organisées ; à la nuit tombée, le traditionnel feu d’artifice est remplacé par un spectacle de feu.

Chaque année, le deuxième dimanche de septembre, est organisée la traditionnelle fête des Nieulles. Ce week-end festif est l’occasion d’une braderie, d’un concert organisé par Mona FM, du couronnement de la Reine des Nieulles, d’une ducasse, d’une parade dans les rues de la ville et, pour terminer, du traditionnel lancer des nieulles depuis le balcon de l’hôtel de ville.

Cette fête était autrefois célébrée le premier lundi de mai. Elle aurait pour origine un grand repas donné au magistrat à l’hôtel de ville par d’un des comtes de Luxembourg, seigneur d’Armentières. Des nieules, sorte de pains légers semblables aux hosties aurait été servies au dessert et on en aurait jeté au peuple par une fenêtre en signe de joie.

Chaque année au mois de décembre est organisé en partenariat avec les associations locales et comités de quartier le Marché de Noël Solidaire dont les profits sont reversés sous forme de denrées alimentaires aux Restos du Cœur. Au programme : concert, la traditionnelle descente du Père Noël le long du Beffroi suivi de l’embrasement de l’Hôtel de Ville. En 2012 est organisée pour la première fois une parade de Noël dans le cadre de Lille 3000 : Fantastic 2012. Par le succès rencontré de cette première édition, la Ville d’Armentières décide de l’organiser chaque année avec l’aide de ses associations et des bénévoles.

Plusieurs événements sont organisés (ou relayés) durant l’année :

Armentières dispose d’une salle de spectacle de 600 places, le Vivat, où ses habitants peuvent apprécier pièces de théâtre, spectacles de danse ou concerts. La ville a également hérité d’un patrimoine culturel important, en particulier musical. On peut citer l’Harmonie du Commerce, la Fanfare des Trompettes Dévouées[Note 12], l’Orchestre de l’âge d’or, ainsi que quatre chorales en activité : le Cercle Vocal de la Lys, le Choral Armentiérois, la Chorale Bonne Nouvelle et la Chorale des Aînés.

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