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Prix carte grise en ligne à Cayenne

Le prix de la carte grise est calculé en fonction du coût du cheval fiscal fixé par le conseil régional. 

A ce montant peut s’ajouter d’autres taxes qui sont généralement tributaires du véhicule : la date de sa mise en circulation, son ancienneté, le type du carburant, son taux d’émission de CO2,…

Le prix du cheval fiscal à Cayenne , est le même dans toute les villes Guyane , et est imposé aussi bien par l’ANTS que par FCGE Paris. 

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Certifié par le Ministère de l’Intérieur.

Habilitation préfecture: N°24267
Agrément N°: 33958

Les documents à fournir

  • Carte grise originale et une photocopie
  • Demande de certificat d’immatriculation d’un véhicule (original rempli et signé par le demandeur)
  • Original de la déclaration de cession d’un véhicule (original rempli et signé par le vendeur)
  • Mandat d’immatriculation (rempli et signé)
  • Contrôle technique de moins de 6 mois pour les véhicules de plus de 4 ans (photocopie)
  • Justificatif de domicile (photocopie)
  • Pièce d’identité du demandeur (photocopie)
  • Attestation d’assurance (photocopie)
  • Attestation d’assurance du véhicule
  • Photocopie du permis de conduire du demandeur

MIEUX CONNAÎTRE CAYENNE

Cayenne (/ka.jɛn/) est une commune française, chef-lieu de la collectivité territoriale unique française de Guyane. Il s’agit de la ville francophone la plus peuplée d’Amérique du Sud.

La ville de Cayenne est la plus peuplée du département avec une population de 65 493 habitants au . Sa superficie est de 23,60 km2, ce qui fait d’elle la commune la plus petite du département. Ses habitants sont appelés les Cayennais(es). L’urbanisation s’étend maintenant largement au-delà des limites de la commune proprement dite, et l’aire d’attraction de Cayenne regroupe 147 943 habitants en 2019, soit la moitié de la population de la Guyane[3]. La population de son aire d’attraction dépasse désormais celle d’aires d’attraction de la France hexagonale comme Laval ou Beauvais et avoisine celles de Calais ou Narbonne. La devise de la ville (inscrite sur ses armes) est Fert aurum industria, qui signifie « Le travail procure la richesse » (traduction littérale : « Le labeur produit l’or »).

Cayenne est une ville du littoral atlantique guyanais. Située aux bords de l’estuaire commun à la rivière de Cayenne et à la rivière Montsinéry, la ville occupe une partie de l’île de Cayenne.

Cayenne est située à 268 km de Saint-Laurent-du-Maroni, 64 km de Kourou et 189 km de Saint-Georges (Guyane) au sud-est.

Distances avec quelques villes :

Communes limitrophes

Le climat de Cayenne est de type équatorial humide d’après la classification de Köppen car tous les mois ont une température moyenne supérieure à 18 °C et les précipitations du mois le plus sec sont supérieures à 60 mm (septembre avec 73,5 mm). Sa position proche de l’équateur, ainsi que sa façade océanique lui confèrent une bonne stabilité climatique. On observe une grande régularité des vents et des températures au cours de l’année. Les seules variations sont celles des précipitations, c’est ce qui rythme les saisons à Cayenne. Le cycle des précipitations est lié aux mouvements saisonniers de la zone de convergence intertropicale.

La température annuelle moyenne est de 26 °C, avec un minimum de 22 °C le matin et un maximum de 32 °C l’après-midi. En raison de sa position proche de l’équateur, et au bord de l’océan, la ville jouit d’une température stable tout au long de l’année. Les températures les plus élevées sont observées durant la saison sèche avec un pic en octobre.

La pluviométrie moyenne est de 3 000 mm d’eau. Les plus fortes précipitations sont observées pendant la grande saison des pluies. Les pluies sont en général fortes et de courte durée, elles ont lieu souvent la nuit en saison sèche et à n’importe quel moment durant les saisons des pluies.

Malgré les fortes précipitations, l’ensoleillement est important, il atteint 6,027 heures par jour (soit 2 200 h/an).

La ville est soumise au régime des Alizés, les vents sont faibles à modérés et ne dépassent pas 80 km/h en rafale. Les ouragans sur les côtes guyanaises sont impossibles.[source insuffisante]

Depuis quelques années, les plages de Cayenne connaissaient un phénomène cyclique d’envasement. Ce phénomène était provoqué par le déplacement des bancs de vase dans la direction des courants côtiers (d’est en ouest), caractéristique du littoral guyanais. Une forêt de palétuviers se développait depuis lors, c’est la mangrove. Depuis fin 2013, le phénomène s’inverse, la vase disparaît, laissant apparaître à nouveau le sable sous-jacent.

On trouve également des pointes le long du rivage, formée par l’érosion, où des roches peuvent affleurer. Elles constituent des sites d’observation remarquables. Les pointes sont les suivantes :

De nombreux monts dominent la ville. Le fort Cépérou a été construit sur le mont du même nom qui domine le centre-ville. Le mont Bourda se situe sur la côte dans les quartiers est de la ville, il est très urbanisé. Cependant, un massif forestier d’une trentaine d’hectares est préservé.

Le Montabo se situe non loin du centre-ville. La zone est occupée en partie par l’Institut de recherche pour le développement, la direction régionale de Office national des forêts et un site de localisation radar du Centre spatial guyanais[12]. Un hôtel fut également construit à son sommet.

Les monts Baduel et Lucas sont situés plus à l’intérieur des terres, dans des zones fortement urbanisées.

Plusieurs cours d’eau entourent Cayenne :

Les quartiers suivants composent Cayenne :

Une cayenne est un dépôt de vivres pour le ravitaillement des navires.

Ce blason est composé par Émile Merwart gouverneur de la Guyane. Le 25 décembre 1901 lors de la première séance du Comité de patronage du musée de Cayenne, Paul Merwart, frère du gouverneur et peintre de la Marine et des Colonies, présente un tableau sur lequel il avait peint le blason de la ville.

Les figures et les meubles héraldique présents sur cet écusson sont :

Les premières traces connues de présence humaine (poteries et gravures rupestres, ainsi que des polissoirs) remontent au VI millénaire av. J.‑C.⁣ Elles sont présentes entre l’Oyapock et le Maroni, les frontières actuelles du territoire. Les descendants actuels de ces peuples autochtones seraient les Émerillons et les Wayampis, qui parlent des langues tupi-guarani. Ces peuples auraient commencé le processus de création des terres fertiles de Terra Preta, qui quelques millénaires après permettront l’établissement de populations aux densités plus élevées, que les sols naturels ne permettent pas[14].

À la fin du III siècle, venus de l’ouest et du sud, les Arawaks et Palikurs, probablement originaires d’Amazonie, arrivent sur le littoral et chassent les premiers habitants. Ils parlent des langues de la famille linguistique arawak. À la fin du VIIIe siècle, une population caraïbe, les Kali’na (ou Galibis) et Wayanas occupent à leur tour les littoraux et l’est de l’actuelle Guyane, ils parlent le caribe.

Le 5 août 1498, au cours de son troisième voyage, Christophe Colomb longe pour la première fois les côtes de la Guyane.

C’est l’une des nombreuses colonies de la Côte Sauvage (Amérique du Sud), entre le delta de l’Orénoque et celui de l’Amazone, occupée aujourd’hui par la Guyane française, le Suriname et la Guyana.

Lorsque la colonisation commence, l’actuel site de la ville était habité de longue date par le peuple amérindien des Galibi. La première tentative est française avec le voyage de Nicolas Guimestre en 1539, puis suivent l’Anglais Robert Baker en 1562 et Gaspard de Sotelle de 1568 à 1573. Il installe 120 familles espagnoles dans l’Île de Cayenne. Des reconnaissances géographiques précises des côtes sont effectuées par des Anglais et des Hollandais entre 1596 et 1598.

Une expédition ordonnée par Henri IV et menée par La Ravardière s’installe sur l’île de Cayenne en 1604. Mais elle est détruite quelques années plus tard par les Portugais qui entendent faire respecter le traité de Tordesillas.

L’histoire de la ville de Cayenne commence le 27 novembre 1643, avec la Compagnie de Rouen menée par Charles Poncet de Brétigny (lieutenant-général du roi Louis XIII). Avec 300 hommes, il accoste dans l’anse d’Armire (aujourd’hui Rémire-Montjoly). Après deux jours de marche, il arrive sur une petite butte sur la plaine littorale marécageuse, où vit une tribu d’Amérindiens Galibi. Il en fait l’acquisition auprès de leur chef, Cépérou et il y bâtit le fort Cépérou. Mais les rapports humains avec les Amérindiens sont mauvais et une révolte des Amérindiens éclate, qui va provoquer l’extermination de la colonie et la mort de Charles Poncet de Brétigny.

Le 29 septembre 1652, les seigneurs de la Compagnie de France équinoxiale tentent de s’installer, ils débarquent avec 800 hommes à la pointe du Mahury. Ils y trouvent les survivants de la compagnie de Rouen. C’est à cette période que les premiers esclaves noirs sont introduits en Guyane. En octobre 1652, Duplessis, capitaine de navire, surprend un navire ayant à bord « quatorze nègres » enlevés à « Pernambouc ». La fondation de Rémire correspond ainsi au début de la traite des esclaves en Guyane.

En 1654, les Hollandais chassés de Pernambouc occupent la région, ils introduisent la canne à sucre.

En 1664 sous l’impulsion de Jean-Baptiste Colbert, une puissante flotte débarque et tente d’implanter une colonie, mais les Anglais, commandés par le contre-amiral Sir John Harman (en) attaquent en 1667 et prennent possession de Cayenne sans pour autant s’y installer. En 1674 les Français reprennent Cayenne.

Puis deux ans plus tard, le 5 mai 1676, 11 navires de guerre hollandais sous le commandement de l’amiral Binckes reprennent Cayenne, 400 soldats débarquent et tentent de démanteler les défenses du fort Cépérou.

Mais Louis XIV, dont la souveraineté sur la Guyane est souvent contestée, ne peut tolérer une telle humiliation. Il charge le vice-amiral du Ponant, le comte Jean II d’Estrées de reprendre Cayenne.

Le 21 décembre 1676, lors d’une bataille restée célèbre, Cayenne redevient française.

Une période prospère s’installe sur la colonie. Les jésuites s’installent en Guyane en créant des plantations de cacao, de café, de coton et de manioc. Cette mise sous tutelle française sera contestée quelquefois, notamment pendant les Guerres napoléoniennes durant lesquelles l’Île de Cayenne est occupée par les Portugais du Brésil.

À la suite du décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848, les plantations ferment et l’économie guyanaise s’effondre. Pour y remédier, Napoléon III met en place le bagne en Guyane. Cayenne accueillera l’un de ces établissements pénitentiaires sur l’Anse du Chaton, non loin de la Pointe de Buzaré. Entre 1777 et 1821, le canal Laussat est construit par la main-d’œuvre pénitentiaire, en vue d’assainir la ville. En 1821, l’architecte Sirdey dessine le plan actuel de Cayenne, avec ses rues à angle droit orientées nord/sud, est/ouest. Cayenne devient une capitale coloniale moderne.

Une chanson anarchiste du début du XX siècle portant le nom du bagne, Cayenne (très probablement né dans ses murs), fut souvent chantée dans les bagnes de Guyane française et perpétua leur réputation dans l’opinion populaire.

En 1855, un site aurifère est découvert sur l’Approuague, et c’est rapidement la ruée vers l’or qui s’achèvera avec la Seconde Guerre mondiale.

Des milliers d’orpailleurs, pour la plupart clandestins, sont en activité dans la forêt guyanaise. Cette activité illicite est sanctionnée par la législation française, mais les contrôles ne sont pas facilités par la complexité du réseau fluvial de Guyane. Pour un kilogramme d’or, les orpailleurs utilisent deux à trois kilogrammes de mercure qui est rejeté dans l’environnement. Cette pollution constitue un réel problème écologique en Guyane comme dans une large partie de l’Amérique du Sud [18]

Le 15 octobre 1879, la ville de Cayenne est officiellement créée. Le 11 août 1888, un gigantesque incendie détruit tout le « vieux Cayenne » de l’époque.

Le bagne est définitivement fermé en 1946, sous l’impulsion d’Albert Londres et Gaston Monnerville, la Guyane devient alors un département.

La création du Centre spatial guyanais en 1965 à Kourou change Cayenne, qui acquiert des infrastructures modernes, le port international de Dégrad-Des-Cannes et la modernisation de l’Aéroport international Félix-Éboué.

Politiquement, Cayenne est traditionnellement le fief du Parti socialiste guyanais jusqu’en 2008, les électeurs ayant voté pour ce parti pour les élections municipales depuis 1965. La liste conduite par Rodolphe Alexandre (Divers gauche) remporte les élections lors des élections municipales de 2008 au détriment du maire sortant Jean Claude Lafontaine (Parti socialiste guyanais). À la suite des élections régionales de 2010 qui ont vu la victoire de Rodolphe Alexandre à la tête de la liste de l’Union pour la majorité présidentielle[20], c’est Marie-Laure Phinéra-Horth qui le remplace en raison de la loi sur le cumul des mandats. Cette dernière redevient membre du PSG et est soutenue par le Parti socialiste et Walwari lors de sa réélection en mars 2014, dès le 1 tour.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour voit une nette avance de Christiane Taubira avec 64,57 % des voix, suivie de Jacques Chirac avec 12,76 % et Lionel Jospin avec 10,79 %. Le second tour impose Jacques Chirac avec 90,13 % des suffrages exprimés.

Lors de l’élection présidentielle de 2007, le premier tour place en tête Nicolas Sarkozy avec 42,5 % des voix, suivi de Ségolène Royal avec 33,02 %. Ces résultats sont confirmés au second tour avec 54,53 % pour Nicolas Sarkozy.

Le conseil municipal est composé de 45 membres (19 femmes et 26 hommes), dont 1 maire et 13 adjoints. On y distingue quatre groupes politiques :

Cayenne a été divisée en six cantons, jusqu’à la mise en place de la collectivité territoriale unique en Guyane, le .

La commune de Cayenne relève de la compétence de la police nationale (DCSP). Le commissariat de police est situé en centre-ville.

Comme de nombreuses villes d’outre-mer Cayenne est soumise à une fiscalité élevée. Pour l’année 2010 :

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d’une enquête par sondage auprès d’un échantillon d’adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,

En 2019, la commune comptait 65 493 habitants, en augmentation de 19,71 % par rapport à 2013 (Guyane : +15,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Cayenne est la plus grande ville de Guyane et la 114 ville de France derrière Meaux en 1999 (sa population estimée en 2009 la classerait directement 92e derrière Cergy), Cayenne et sa communauté de communes (communauté de communes du Centre Littoral) regroupent plus de la moitié de la population totale du département. La croissance démographique de l’agglomération est importante, elle a été de 37,8 % entre 1990 et 1999.

En revanche, la population de Cayenne n’augmente pas autant que son agglomération. En effet, le manque de terrains et l’augmentation des loyers obligent les habitants à se loger dans les communes proches comme Matoury, Rémire-Montjoly et depuis peu Macouria. Cayenne est paradoxalement la commune ayant la plus faible superficie de la Guyane, avec 2 360 hectares.

L’aire urbaine de Cayenne comptait 131 922 habitants, au dernier recensement de 2015.

Criminalité

La ville est un véritable melting-pot de communautés diverses et variées : créoles, amérindiens, bushinengues, chinois, métropolitains (populations nées en France métropolitaine), etc. Selon L’Express, Cayenne compterait un tiers de clandestins, ce qui fait qu’il y aurait une grande différence entre population recensée et population réelle. Ces derniers, originaires pour la plupart du Brésil, du Suriname et d’Haïti, sont surtout concentrés sur le pourtour sud-ouest de la ville. Cette pression migratoire ainsi que l’explosion démographique (taux de fécondité de 3,44 enfants par femme) font de Cayenne une ville fortement atteinte par la pauvreté et la criminalité : chômage, squats qui abritent des gens miséreux, prostitution, toxicomanie (et donc trafic de drogue, notamment le crack), vols, home-jacking, et bien évidemment meurtres. Ceux-ci se font très souvent à l’arme blanche (machette ou sabre d’abattis) mais aussi au fusil car la Guyane demeure la seule collectivité française à ne pas exiger un permis de chasse. Les jeunes de moins de 25 ans sont très touchés par ces fléaux ; ils constituent 50 % de la population de Cayenne et la moitié d’entre eux sortent de l’école sans aucun diplôme.[réf. nécessaire]

Le procureur de la République Ivan Auriel affirme que 500 dossiers criminels sont enregistrés chaque année au tribunal de Cayenne. Ainsi, la BAC de Cayenne serait intervenue pas moins de 1 148 fois dans la ville pour des affaires de criminalité plus ou moins graves durant l’année 2012. Les chiffres surclassent ceux de villes de la France métropolitaine réputées dangereuses comme Marseille par exemple. Toutefois, près de la moitié des personnes mises en cause sont de nationalité étrangère, donc non-française et non-guyanaise.

La démographie de la Guyane oblige, la ville compte seize écoles maternelles et dix-neuf écoles élémentaires. Certaines de ces écoles maternelles et élémentaires sont réunies au sein de groupes scolaires qui couvrent l’ensemble du territoire communal, tel que le nouveau groupe scolaire Vendôme.

La municipalité s’est engagée dans un vaste programme de réhabilitation et rénovation des écoles.

La ville compte 5 051 collégiens en 2010, c’est le conseil général de la Guyane qui a la compétence de construction, d’équipement, et d’entretien des collèges publics[40].

Les collèges publics :

Les collèges privés :

La ville compte 5 579 lycéens, répartis dans 5 lycées gérés par le conseil régional de la Guyane.

Les lycées publics :

Les lycées privés :

Le Pôle universitaire guyanais est un Groupement d’intérêt public qui a pour but le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guyane. Les membres sont l’Université de Guyane et l’École supérieure du professorat et de l’éducation de Guyane. Jusqu’en 2009, le campus Saint-Denis regroupait la majorité des composantes de l’Université Antilles-Guyane. Fruit du Contrat de projets État-région 2000-2006. Le projet a couté 75 millions d’euros pour la première tranche, et dépassera les 100 millions d’euros pour la deuxième tranche[42].

Enseignements académiques et professionnels dans les domaines suivants : science technologie santé (STS), lettres et sciences humaines (STH), sciences économiques et de gestion (SEG), humanités (H) et droit et sciences politiques (DSP).

Équipement sportif :

Principaux clubs sportifs :

Le bagne en Guyane est officialisé en 1854 par Napoléon III. Cayenne devient le siège d’une importante administration pénitentiaire. En 1855, la ruée vers l’or amènera des milliers d’orpailleurs dans la forêt guyanaise permettant une croissance de l’activité commerciale[45]. En 1946 la départementalisation fait de la Guyane un département, l’administration et les services publics s’installent dans la ville. Aujourd’hui encore les activités administratives et commerciales dominent la ville.

La zone d’emploi de Cayenne qui comprend l’ensemble des communes de la Communauté d’agglomération du Centre Littoral réunit la grande majorité des emplois de Guyane, avec 70 % des emplois en 1999.

Le territoire de la ville est très peu étendu, de ce fait la plupart des activités industrielles, grandes consommatrices d’espace, se sont installées dans les autres villes de la communauté d’agglomération du Centre Littoral, notamment Matoury et Rémire-Montjoly. Cependant, la zone industrielle Collery regroupe l’essentiel du secteur industriel de la ville, principalement de Bâtiment et travaux publics.

Administration et services publics

Comme dans les autres économies des régions d’outre-mer, la sphère publique (fonction publique) à un poids prépondérant dans l’économie guyanaise, et donc de sa capitale administrative. On observe une surrémunération des fonctionnaires dont le salaire moyen est supérieur de 31 % à la moyenne nationale. De nombreux organismes nationaux et européens ont des bureaux dans la ville. Les administrations les plus représentées sont :

Le centre hospitalier Andrée-Rosemon implanté dans le quartier de la Madeleine est l’un des plus importants employeurs du département avec 1 467 personnes en 2006. La commune de Cayenne est également un employeur important, avec plus de 1 000 emplois.

Cayenne accueille les sièges de grands établissements tels que Air France, la Sécurité Sociale, les banques et les assurances. Bien que la majorité des activités d’extraction aurifère se situe dans la région de Saint-Laurent-du-Maroni, il existe de nombreuses compagnies minières qui ont leur siège à Cayenne.

Commerce

Parmi les 8 500 entreprises comptabilisées en Guyane en 2007, 2 300 exercent une activité de commerce. C’est le second pourvoyeur d’emploi après les services, avec 4 067 emplois enregistrés fin 2006. 70 % de ces entreprises opèrent sur l’île de Cayenne. On remarque une abondance des commerces de moins de 300 m de type commerce de détail, tenus pour la plupart par la communauté chinoise. Néanmoins, l’ouverture du premier Hypermarché de Guyane en 2005[54], et les projets d’ouverture de grandes surfaces commerciales de plus de 1000 m, laisse entrevoir une mutation de l’appareil commercial[55].

À noter que l’on y trouve deux marchés :

Armée

Depuis 1976, Cayenne est devenu le siège du bataillon de Guyane devenu en 1992 le 9 régiment d’infanterie de marine[58].

Au départ il s’agissait d’une place aménagée pour aérer la ville après la démolition des murailles en 1810. La place étant occupée par des herbes, elle se nommait donc place de la Savane. Plus tard on y planta des palmiers royaux de Guisanbourg, et elle devint la place des Palmistes. En 1880, on y éleva une colonne de bronze portant le buste de la République commémorant la prise de la Bastille. Sous le gouverneur Gerville-Reache transforma la place en jardin anglais, avec collines artificielles, massifs de fleurs et plantes ornementales. En raison des pluies, la place était régulièrement inondée, c’est pourquoi le gouverneur Chanel en 1925 la borda d’un réseau de canaux cimentés que l’on retrouve encore de nos jours. On y trouve une statue de Félix Éboué, illustre personnage guyanais, à la place de la fontaine Merlet,. Aujourd’hui c’est un lieu de vie, de rencontre des Cayennais. Le soir,s’installent des roulottes de vendeurs de frites, sandwich, bamis, nassis (spécialités javanaises), jus locaux et autres plats à emporter.

En 1786, Louis XVI possédait un jardin qui servait de dépôt et de pépinière pour les diverses plantes et arbres venus de diverses destinations. Louis Claude Richard, directeur du jardin se chargeait de faire venir d’Inde des muscadiers, des rotins, des arbres à in, des pieds de cardamome et de poivrier. Durant cette période, on le nommait Jardin du Roi. En 1821 une maison fut construite pour le botaniste. En 1879, il change de nom et devient Jardin Botanique est un parc floral dans le centre-ville. Il s’étend sur trois hectares. On y trouve une statue Gaston Monnerville au centre du jardin[63].

Ces deux édifices mitoyens sont situés non loin du vieux port de Cayenne. Dès 1703, une place du Port figure sur un plan de la ville Cayenne, elle devient par la suite place du Marché en 1842. En 1888, un marché couvert et un jardin public y ont été construits. En 1907, le conseil municipal dirigé par le maire Eugène Gobert décide la suppression du jardin pour la construction d’un nouveau marché couvert, celui que l’on connait actuellement. En 1920 à l’emplacement de l’ancien marché a été inauguré le monument aux morts de la Première Guerre mondiale surmonté d’un coq, ce qui lui donna le nom actuel de la place[65].

En 1823, le Révérend Père Nicolas Guiller et le baron Pierre Bernard Milius, administrateur de la Guyane décidèrent de remplacer l’ancienne église de Cayenne, l’église Saint-Nicolas à l’actuelle place Léopold-Héder. Les travaux commencés en 1825 furent achevés en 1833. L’église est inaugurée en 1861. Elle est classée Monument historique.

Le maître-autel, la chaire et le confessionnal de la chapelle du pénitencier de l’Ilet la Mère furent transférés à la cathédrale en 1876.

En 1933, la préfecture apostolique de Guyane est transformée en vicariat, le préfet apostolique devient évêque. L’église change également de statut et devient cathédrale. Elle est consacrée en tant que cathédrale le 9 novembre 1934 par monseigneur Gourtay, alors premier évêque de Guyane. En 1952, elle fit l’objet d’un agrandissement ; au cours des travaux les ouvriers trouvèrent une cassette de plomb enchâssée contenant 21 pièces de monnaie, dont la plus ancienne date de Napoléon I et 20 sceaux de l’époque de Charles X.

Entre 1952 et 1954 vers l’est sur 13 m, le plafond, les vitraux, les planchers de la tribune, sont remplacés.

La cathédrale Saint-Sauveur de Cayenne a été récemment rénovée,.

Le clocher a été restauré au cours des années 2000 et 2001. Les murs extérieurs ont pour leur part été réhabilités entre 2004 et 2005. La dernière tranche porte sur l’intérieur de la cathédrale.

Les anciens bâtiments coloniaux autour de la place des Palmistes et la place de Grenoble ont été requalifiés en bâtiments administratifs. Il ne reste que l’ancien hôpital Jean-Martial, un chef-d’œuvre d’architecture coloniale créole, livré à l’abandon.

L’immeuble fut bâti entre 1824 et 1842 à côté de la place des Palmistes, il fut cédé en 1884 au gouvernement de l’époque par Gustave Franconie, ancien député de la Guyane issu d’une famille de commerçants ayant réussi en Guyane. Il accueille une bibliothèque et le Musée départemental Alexandre-Franconie.

La bibliothèque qui fut inaugurée en 1885 prit le nom d’Alexandre Franconie (père de Gustave Franconie) en l’honneur de ce célèbre commerçant ayant fait fortune en Guyane.

Le musée fut fondé le 18 septembre 1901 par arrêté. Appelé alors musée local l’essentiel de la collection de l’époque provient des objets recueillis conservés par les anciens comités locaux d’exposition, des collections revenues du pavillon de la Guyane au palais du Trocadéro, et de dons de particuliers (dont Victor Schœlcher). Lors de son inauguration le 15 octobre 1901, le gouverneur Mewart invitait les plus notables habitants de la colonie, les humbles coureurs de bois, chasseurs ou pêcheurs qui trouveraient un objet curieux (animal, plante ou pierre) de le donner au musée. La collection s’enrichit ainsi de nombreuses œuvres encore exposées au musée aujourd’hui.

Le musée est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis le 8 mars 1986,.

Ce bâtiment d’architecture créole borde la place des Palmistes. Il fut construit au XIX siècle en tant que siège de l’Institut d’études supérieures de la Guyane (IESG) jusqu’en 1991, date à laquelle l’IESG fut transféré au campus Saint-Denis. Le bâtiment a été réhabilité et abrite aujourd’hui le siège de la Direction des ressources humaines du conseil général.

Il est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis le 8 mars 1986.

On observe depuis quelques années la rénovation des vieilles cases créoles du centre-ville, cette opération est menée par la municipalité de Cayenne, avec l’aide de fonds européens et l’État.

Bien que les Îles du Salut se situent au large de Kourou, elles appartiennent au territoire de la ville de Cayenne. Elles furent baptisées ainsi par les survivants de l’expédition de Kourou de 1763 qui y trouvèrent refuge, le Salut.

Par la suite les Îles du Salut changent de réputation, pour devenir le « triangle maudit », le Second Empire y instaure le bagne en 1854. Alfred Dreyfus (1894) et Guillaume Seznec (1923) en furent les prisonniers les plus célèbres.

Le carnaval est l’un des événements majeurs de la Capitale. Il se déroule entre l’Épiphanie au début de janvier, et le mercredi des Cendres en février ou mars.

Description et origine

Cette fête appartient à la culture créole guyanaise. Il a pour origine le carnaval tel qu’il est pratiqué en Europe. Au début de la colonisation, les colons pratiquaient le carnaval, mais il était interdit aux esclaves. Bravant l’interdiction, les esclaves pratiquaient le carnaval, dans des fêtes clandestines. Ils y voyaient un moyen de retrouver un peu de liberté, de commémorer comme les Africains la fertilité et les moissons et de tourner en dérision les colons.

Les jours gras clôturent le carnaval :

Le carnaval des rues

Des groupes déguisés selon la thématique de l’année, y défilent autour de chars décorés, au rythme des percussions et des cuivres. La préparation des groupes dure des mois avant le carnaval. Les groupes défilent devant des milliers de spectateurs qui se massent sur les trottoirs et les gradins aménagés pour l’occasion.

Les groupes les plus connus sont :

Des groupes brésiliens identiques à ceux que l’on rencontre au carnaval de Rio, sont également appréciés pour leurs rythmes et leurs costumes affriolants. La communauté asiatique de Cayenne participe également aux défilés en apportant sa touche caractéristique, avec des dragons.

Les bals masqués

Les boites de nuit, appelées « Universités », organisent des bals masqués durant lesquels les hommes viennent danser avec les touloulous. Les soirées ont lieu les vendredis et samedis soirs. Cette tradition est propre à la Guyane, elle n’existe nulle part ailleurs.

Depuis les années 1990, ont lieu les soirées tololo, où les hommes se déguisent et prennent le rôle des Touloulous (ce sont eux qui invitent les femmes non déguisées à danser). Ces soirées sont de plus en plus populaires et ont lieu plusieurs fois pendant le carnaval.

Les danses du carnaval sont la mazurka, la polka, la biguine et le piké djouk. C’est le Touloulou qui invite les hommes à danser, ils ne peuvent pas refuser. Seules les touloulous ont le droit de danser, si une femme non déguisée danse, l’orchestre s’arrête.

La salle de bal de Cayenne s’appelle Nana, dans laquelle joue le groupe des Blues Star.

Le carnaval des familles

Les familles se réunissent chaque semaine pour manger la galette des rois. C’est la tradition de la galette des rois connue en Europe durant l’Épiphanie, prolongée sur toute la période carnavalesque. Usuellement, le roi paye la galette la semaine suivante. La galette peut être à la frangipane, à la goyave, au coco ou à la crème.

Après l’abolition de l’esclavage en 1848, l’économie de la Guyane est sinistrée, un nombre important de la population vit du travail de la terre dans des « habitations ». Les gens cultivent la terre, on connait la valeur du travail en commun : le Mayouri. En Guyane, c’est à cette époque que nait la tradition de la galette des rois, ou plus précisément du « rend le bouquet ». Un couple organise le repas et la fête. Il désigne à la fin le couple qui organisera la réunion suivante en lui remettant le bouquet.

Inauguré le , le Centre de rayonnement départemental (CRD) est un pôle culturel situé dans le quartier de Zéphir à la périphérie de la ville, à côté de la salle du Zéphir et du lycée Merkior-Garré. Il est né du regroupement de l’Office culturel régional de la Guyane (OCRG) et de École nationale de musique et de danse (ENMD).

Il se compose de trois grandes structures :

La ville accueille un festival de jazz depuis plus de 10 ans, le kayenn jazz festival qui invite de nombreux artistes internationaux. L’édition 2009 marque un tournant décisif dans l’organisation du festival, puisqu’il y a désormais deux lieux de concert (le Jardin Botanique et le stade de Baduel) et certains concerts sont dorénavant payants[75].

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