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Le prix de la carte grise est calculé en fonction du coût du cheval fiscal fixé par le conseil régional. 

A ce montant peut s’ajouter d’autres taxes qui sont généralement tributaires du véhicule : la date de sa mise en circulation, son ancienneté, le type du carburant, son taux d’émission de CO2,…

Le prix du cheval fiscal à Espaly-Saint-Marcel , est le même dans toute les villes Haute-Loire , et est imposé aussi bien par l’ANTS que par FCGE Paris. 

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Certifié par le Ministère de l’Intérieur.

Habilitation préfecture: N°24267
Agrément N°: 33958

Les documents à fournir

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  • Original de la déclaration de cession d’un véhicule (original rempli et signé par le vendeur)
  • Mandat d’immatriculation (rempli et signé)
  • Contrôle technique de moins de 6 mois pour les véhicules de plus de 4 ans (photocopie)
  • Justificatif de domicile (photocopie)
  • Pièce d’identité du demandeur (photocopie)
  • Attestation d’assurance (photocopie)
  • Attestation d’assurance du véhicule
  • Photocopie du permis de conduire du demandeur

MIEUX CONNAÎTRE ESPALY-SAINT-MARCEL

Espaly-Saint-Marcel est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Espaviots, Espaviotes.

La commune d’Espaly-Saint-Marcel se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Espaly se trouve dans le massif du Devès, qui fait partie des monts du Velay dans le Massif central[1].

Elle se situe à 2 km par la route du Puy-en-Velay[2], préfecture du département.

Valence (et l’autoroute A7) est à 111 km à l’est, Brioude à 56 km au nord-ouest et l’autoroute A75 à 70 km au nord-ouest (accès n 22 « Le Puy-en-Velay — Espalem »)[3].

Les communes les plus proches sont[4] : Le Puy-en-Velay (2,0 km), Aiguilhe (2,1 km), Ceyssac (2,1 km), Vals-près-le-Puy (2,3 km), Polignac (2,6 km), Chadrac (4,1 km), Le Monteil (4,9 km), Brives-Charensac (5,3 km).

Elle est limitrophe des municipalités d’Aiguilhe au nord et à l’est, Le Puy-en-Velay au sud-est et au sud, Ceyssac au sud-ouest et à l’ouest, Polignac au nord-ouest.

La rivière Borne, qui coule ici d’ouest en est, est le seul cours d’eau traversant la commune. En rive droite (côté sud); deux de ses affluents ont creusé des vallées : le ruisseau de Ceyssac et, en aval, le ruisseau de Clary dans le val du Riou.

Son altitude varie de 618 à 892 mètres, sa mairie se trouvant à 655 mètres.

La formation volcanique en « tuyaux d’orgue » des Orgues d’Espaly.

Espaly-Saint-Marcel est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l’Insee,,,. Elle appartient à l’unité urbaine du Puy-en-Velay, une agglomération intra-départementale regroupant 9 communes[I 3] et 38 623 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue,.

Par ailleurs la commune fait partie de l’aire d’attraction du Puy-en-Velay dont elle est une commune de la couronne. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 6][I 7].

L’occupation des sols de la commune, telle qu’elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l’importance des territoires agricoles (57,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (33,4 %), zones urbanisées (30,9 %), zones agricoles hétérogènes (23,7 %), forêts (7,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,2 %).

L’IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIII siècle), la carte d’état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd’hui)[Carte 1].

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 985, alors qu’il était de 1 940 en 2013 et de 1 803 en 2008.

Parmi ces logements, 82,5 % étaient des résidences principales, 3,2 % des résidences secondaires et 14,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 61,2 % d’entre eux des maisons individuelles et pour 38,4 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Espaly-Saint-Marcel en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,2 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d’occupation de ces logements, 58,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (61,4 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière.

Découvert en 1844 par un laboureur à la Malouteyre[Note 5] selon certains, à l’Ermitage[Note 5] selon d’autres, sur la pente sud-est du volcan de la Denise au nord-ouest du bourg, ce squelette est publié en 1847 par Auguste Aymard[11][12]. Ses vestiges reposent dans un terrain dont la stratigraphie complexe s’avère longtemps difficile à déterminer et donne lieu à de nombreux avis partagés.
Une stratigraphie complexe, car cet homme a été un témoin des éruptions du Velay et de la chaîne du Puy de Dôme – il est contemporain de la faune à Rhinoceros merckii (espèce éteinte depuis au moins 30 000 ans) et a été enseveli sous les cendres d’une éruption de la Denise[10].
De plus et surtout, à l’époque de sa découverte l’idée de l’ancienneté de l’espèce humaine est strictement limitée à des temps très récents, ne dépassant pas quelques millénaires. Il est impensable qu’un crâne d’Homo sapiens puisse être plus vieux que ce que dit la bible. L’authenticité des vestiges humains découverts est donc contestée : les hypothèses de fraude et / ou sépulture récente sont encore avancées en 1921 par Marcellin Boule qui, après avoir en 1892 fait « honneur au talent et au courage des naturalistes du Puy » pour soutenir l’hypothèse d’une plus grande ancienneté, se rétracte de cette position et, selon Pierre Bout, trouve « les Hommes fossiles de Denise […] trop évolués pour l’âge qu’il faut bien leur reconnaître dès l’instant que l’on admet leur authenticité ».

Le gisement des Rivaux se trouve en rive gauche (côté nord) de la Borne, à moins de 600 m au nord-ouest du centre d’Espaly. Il inclut quatre gisements connus, numérotés de 1 à 4. Rivaux 1, le gisement principal, est découvert par Auguste Aymard qui le publie en 1855[15]. En 1876 il livre un vestige humain et, dans les couches sus-jacentes (donc plus récentes), de nombreux vestiges de faune quaternaire. Pierre Bout y découvre en 1949 des éléments d’industrie lithique paléolithique ; plus ou moins dans la même période, François Prat identifie le cheval des Rivaux à Equus caballus germanicus Nehring. Plusieurs fouilleurs explorent le site entre 1962 et 1968, sans beaucoup de méthode. En 1968, René Liabeuf et Alain Quinqueton découvrent dans les couches supérieures du remplissage des niveaux néolithiques avec structures d’habitat et une grande quantité de mobilier chasséen. Ces niveaux font l’objet de fouilles de sauvetage de 1970 à 1974 et en 1976. Mais devant l’ampleur du site, il s’avère que les moyens mis en œuvre sont insuffisants et inadaptés ; ce qui détermine en 1977 l’acceptation du site dans le programme du Fonds d’intervention destiné à l’archéologie de sauvetage (Fias) créé cette même année par le Conseil supérieur de la recherche archéologique (C.S.R.A.)[16].

Il s’agit d’une portion inférieure de tibia droit, encastrée dans un morceau de brèche à éléments basaltiques liés par de la calcite. L’identité de son « inventeur » n’est pas formellement établie. Aymard l’attribue à Bertrand de Lom, ; mais l’inventaire par H. Mallergue du matériel préhistorique du musée Crozatier indique que le fossile a été trouvé par M. Pellegrini[Note 8] – ce dernier souvent associé à Aymard pour ce qui concerne les dons au musée.

Raynal et al (1981) attribuent à ce fossile un âge rissien (entre 300 000 (ou 374 000) et 130 000 ans environ).

Entre autres mobilier, le locus 1 a livré des plats à pain chasséens à la base de l’occupation principale. Ce Chasséen peu évolué se retrouve au locus 4, où des vestiges de cette époque ont été découverts en 1979[21]. Le site a aussi fourni plusieurs niveaux avec des faunes wurmiennes et une industrie moustérienne.

L’occupation chasséenne a duré à peu près un millénaire, de 5 600 ± 210 ans AP (3 650 BC) à 4 540 ± 210 ans AP (2 590 BC).

Sur le plateau joignant Espaly et Ceyssac au sud-ouest, Alain Quinqueton a découvert en 1978 ou 1979 un site de plein air occupé sur une longue période, avec des vestiges datant de la fin du Néolithique, d’autres de l’époque gallo-romaine et des traces de remparts. Le mobilier néolithique inclut des meules, dont quatre en granite et d’autres en roche plus fine ; et cinq broyeurs en grès, en granite et en quartz.

Un petit atelier de fabrication de haches a peut-être existé à cet endroit. Plusieurs haches sont en fibrolite, de même qu’un petit ciseau poli ; d’autres haches sont façonnées dans une roche verte, cette dernière rarement employée à cette fin sur le territoire de la Haute-Loire.

Le site a aussi livré 46 pièces d’outillage, dont dix éclats retouchés, huit racloirs, six pièces foliacées, trois lames tronquées, trois lames retouchées, une pièce esquillée, deux denticulés, cinq grattoirs, deux encoches, une pièce à retouches alternes et un poignard. Sont également présentes des têtes de flèches dont plusieurs types ovalaires, une amygdaloïde, une triangulaire et une avec un cran basal assez rare.

La céramique, typiquement mal conservée comme c’est généralement le cas pour les sites de plein air et surtout sur des terres labourées, n’a fourni en 1979 que deux éléments remarquables : un rebord atypique et un téton de préhension perforé très corrodé.

Un dépôt de haches polies est trouvé au XIX siècle dans la grotte de Cormail, aujourd’hui détruite[24]. Le Chasséen y est représenté.

Des abris sont creusés dans le tuf volcanique du neck d’Espaly, sans qu’il soit cependant possible de les dater de cette période éloignée.

Le neck d’Espaly a probablement accueilli un oppidum vellaune.

En février 52 av. J.-C., les légionnaires de Jules César passent sur le territoire , mettant le pays à feu et à sang [28].

Le nom latin du bourg est Spaleto (orthographe de 990, puis Spalatum en 1088, Spaly en 1387, Espaly en 1393). Saint-Marcel se serait nommé Galabrum[Note 9]. De l’époque gallo-romaine furent trouvés quelques vestiges, dont des tuiles, un vase, une base sculptée de colonne, des lingots de plomb, les fondations d’une vaste habitation. Une épitaphe rappelle qu’un magistrat du lieu fut patronus collegii fabrorum tignariorum, c’est-à-dire patron du collège des charpentiers[Pas dans la source].

Galabrum eut son église dès le début du christianisme en Gaule, celle-ci étant détruite lors d’une incursion de Vandales, puis reconstruite.

La Famille d’Espaly, appelée Seigneurs de Ferranhe, ou Comarcs d’Espaly[Note 10], fit bâtir deux châteaux :

__ Au IX ou Xe siècle, le Castrum Spaletti, une forteresse sur le neck, cédée aux évêques du Puy en 1197, reconstruite en 1280 par Guillaume de La Roue et restaurée en 1465.

__ L’ Arbousset, plus récent, sur le rocher de Ferranhe, où loge la famille après la cession du premier château. Acheté par la Famille de Licques en 1586, il est complètement rasé en 1591 par les huguenots. Moins de 300 mètres séparent les deux bâtiments. La Famille de Licques achète aussi une métairie sur la commune. Cette métairie est ravagée en 1590 ; reconstruite, elle est agrandie et devient château de Licques au XVIIIe siècle .

Au pied du neck (d’après Charles Calemard de Lafayette) s’ouvrait l’une des entrées d’un grand réseau souterrain où « pourrait passer une voiture à quatre chevaux », creusé à une date inconnue et passant sous le rocher Corneille (dominé aujourd’hui par la Statue de Notre-Dame de France).

Du XIII au XVe siècle, le Riou Pezouillou, qui naît au pied de l’ancien volcan du Croustet sur le territoire de Ceyssac et se jette dans la Borne, était l’un des gisements de pierres précieuses les plus importants d’Europe. On y trouvait principalement des saphirs et des zircons, mais aussi quelquefois des émeraudes et des rubis, qui furent utilisés pour la confection de bijoux portés par les souverains français et par certains papes. En 1640, dans un traité sur la minéralogie, La restitution de Pluton, il n’est plus fait mention de saphirs ni d’émeraudes trouvés dans ce secteur[35].

De 1347 à 1350, la peste noire frappe l’Auvergne, qui perd le quart de sa population.

En septembre 1389, Charles VI séjourne dans la forteresse. Le il repasse par le Puy et Espaly.

En juin 1421 le seigneur de Rochebaron, aidé de Bourguignons, assiège la ville du Puy. Ne pouvant la prendre, ils ravagent les environs avant de partir.

 : lors de la Ligue du Bien public, après un violent siège, elle est prise par Rauffet de Balsac (orthographié aussi Rouffiac de Balzac, au nom du roi Louis XI.

Les guerres religieuses affligent le Velay de 1560 à 1596, période de l’épiscopat de Antoine de Senneterre, évêque du Puy de 1561 à 1592.

Après avoir pillé et ravagé l’abbaye de La Chaise-Dieu le , le Chevalier des Blacons, lieutenant du baron des Adrets et chef des protestants du Dauphiné, à la tête de sept à huit mille huguenots, arrive devant Le Puy le 4 août, occupe Espaly, Saint-Marcel et Aiguilhe, ravage et pille avant de partir le 10 août pour le château de la Rochelambert à Saint-Paulien. Espaly était à cette époque entourée d’une muraille, cette dernière bâtie à une date indéterminée.

Le , entre 100 et 160 réformés conduits par Vidal Guyard, bonnetier ponot, prennent la forteresse en s’y introduisant de nuit par un égout et au matin maîtrisent tout le bourg. Le 20, Antoine II de La Tour Saint Vidal reprend le bourg, sans la forteresse. Les combats sont violents, la muraille entourant le village est ruinée. Guyard est assassiné par ses propres hommes, à qui on a fait croire qu’il les trahissait. Son successeur traite avec saint Vidal et abandonne la place le 12 mars.

Toujours dans le cadre des Guerres de Religion (la huitième (1585-1598)), mais cette fois entre la Ligue catholique et les partisans des rois Henri III puis Henri IV, le des émeutes à mains armées ont lieu dans la ville du Puy, dont la population est majoritairement partisane de la ligue. Les royalistes se réfugient à Espaly. Des heurts meurtriers ont lieu entre les ponots et une troupe venue de Polignac, cette dernière y laissant une cinquantaine de morts. Les 24 et , des escarmouches ont lieu sur le territoire entre Espaly et Ceyssac. Le 26, la garnison d’Espaly attaque Vals et saisit des bestiaux qu’elle emmène à Polignac[9]. Le 3 février, les ligueur attaquent Ceyssac, ne cherchent pas à prendre son château mais pillent le village et emmènent des prisonniers, libérés contre rançon. Les 5 et 6 février, ils attaquent le bourg d’Espaly, sans réussir à l’occuper. Ce combat fait dans les deux partis des dizaines de morts, la haine et le vandalisme atteignent leurs extrêmes limites, les royalistes parvenant après une contre-attaque aux portes du Puy à brûler des maisons, des moulins et des vignes[39]. Début mai les ligueurs incendient le bourg de Polignac, sous le feu des canons de son fort. Le 27, arrivent au Puy en provenance de Saint-Paulien entre 3 et 4000 hommes commandés par Antoine de La Tour, qui durent se frayer un passage par le Mont Denise en guerroyant, et attaquent Espaly les 28, 29 et 30 mai. Le 1 juin la forteresse est bombardée, mais les belligérants s’accordent ensuite pour un cessez-le-feu[Note 15].

Le , lors d’une entrevue entre les chefs royalistes et ligueurs sur le pont d’Estroulhas, le baron Antoine de Saint-Vidal, son lieutenant et plusieurs des leurs sont assassinés par Pierre de la Rodde et ses hommes.

Le 10 juillet, les royalistes reçoivent le renfort de Chambaud (chef des protestants du Vivarais) et de troupes qui prennent position dans Espaly (après avoir assiégé en vain la forteresse de Saint-Vidal pendant huit jours) et s’emparent de Saint-Marcel et du pont d’Estroulhas. De leur côté, le 25 juillet, les ligueurs reçoivent en renfort quatre cents cavaliers et un millier de troupiers en provenance de Lyon, qui attaquent Saint-Marcel le 31. Les combats sont terribles, extrêmement meurtriers : ne serait-ce que dans l’église du bourg et à proximité, plus de quatre-vingt ligueurs sont tués, et plus de cent royalistes et protestants. Les blessés ne sont pas comptabilisés, mais les sols sont couverts de morts. On se bat sur la Denise, dont le sommet reste cependant aux mains des royalistes, mais le lendemain 1er août, ces derniers et leurs alliés abandonnent Saint-Marcel après l’avoir incendié. Le 6, les ligueurs reçoivent un nouveau renfort de trois cents hommes et, le 7, Espaly et sa forteresse subissent plus de cent tirs d’artillerie. Les combats constants amènent les derniers défenseurs du bourg à négocier leur reddition le 21 août : ils gardent liberté et vie sauve, mais les ponots en massacrent quatre malgré le traité. Les survivants se réfugient dans le château-fort de Ceyssac, qui se rend sans combat peu après devant l’arrivée d’un fort parti de ligueurs.

Les troubles, cette guerre fratricide, ne cessent dans le secteur qu’en 1596 (le roi de France Henri IV abjurant très officiellement sa foi protestante le en la Basilique de Saint-Denis, Charles de Mayenne se soumettant en 1595).

La ville du Puy, intraitable, subit encore sans plier le siège d’une armée commandée par Anne de Lévis, qui débute en et s’étale sur plusieurs semaines. À cette époque, Espaly et Saint-Marcel ne sont que ruines.

Les deux bourgs sont réunis lors de la période révolutionnaire, la nouvelle commune portant le nom d’Espaly-et-Marcel en 1789, Saint Marcel en 1793, Espailly en 1801.

Commandé en 1821, le pont en pierre Paradis est achevé en 1824. Non loin se trouve une masure occupée à partir de 1837 par quatre religieux. L’année suivante, un noviciat y est établi, qui dès 1841 prend de l’importance et devient une antenne de l’institut des Frères du Sacré-Cœur. Cette congrégation, forte de 400 frères en 1859, y ouvre des écoles dans de nombreux bâtiments nouvellement construits. En 1985, une maison de retraite moderne est inaugurée à proximité pour les religieux catholiques ; les vieux bâtiments désertés sont transformés en immeubles d’habitations privées.

En 1860 est créée une papeterie, rachetée en 1991 par le groupe International Paper. En 2016, approximativement 150 salariés y produisent six-cent-mille emballages (cartons) par jour.

La ligne ferroviaire du Puy à Clermont-Ferrand est ouverte en 1874 et passe sur la commune.

En 1876 est créée la première malterie de Haute-Loire, sur la commune. Vers 1890 sont construits de nouveaux bâtiment, mais l’entreprise fait faillite en 1936.

Le , le neck et les ruines de la forteresse sont vendus à l’abbé Fontanille pour 10 000 francs, qui fait construire le sanctuaire de Saint Joseph et sa statue en béton armé d’une hauteur de 22,40 mètres, inaugurés et bénis le 11 avril 1910. Tout fut financé par l’argent d’un héritage familial fait à l’abbé, qui continua à vivre dans une pauvre masure, toujours visible.

En , la ligne de tramway Espaly – Le Puy – Brives est inaugurée. Elle fonctionne jusqu’en 1923. Ses guichets à Espaly se trouvaient dans l’actuel “Bar du Rocher”.

En 1900, une centaine de personnes vivent directement ou indirectement de l’extraction de la chaux et de sa transformation en chaux vive dans des chaufours. Cette activité minière souterraine sur le territoire de la commune serait fort ancienne, longtemps effectuée seulement par les paysans à la morte saison. L’activité cessera définitivement au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. De 1925 à 1977, nombre des anciennes galeries minières sont utilisées pour la production d’agaricus (champignons de Paris)[Note 20].

Le , le journal La Haute-Loire mentionne « l’arrivée de quatre cents soldats allemands d’origine polonaise, qui sont internés dans les locaux de l’institution religieuse Paradis à Espaly ». Il en arrive encore une quarantaine en . En septembre de la même année, on dénombre huit cents prisonniers. Ce chiffre fluctue tout au long de la guerre, mais le camp de prisonniers de guerre d’Espaly est un des plus importants de France en ce qui concerne les polonais. En 1918, un millier d’entre eux s’engagent dans un « bataillon polonais » qui combat en Champagne et dans les Vosges. Les blessés sont hospitalisés à Vals. Ce bataillon participe au défilé de la victoire le .

Lors de la Première Guerre mondiale, soixante-deux enfants de la municipalité tombent au champ d’honneur.

L’eau courante arrive au village en 1936.

La commune d’Espaly-Saint-Marcel est membre de la communauté d’agglomération du Puy-en-Velay, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Le Puy-en-Velay. Ce dernier est par ailleurs membre d’autres groupements intercommunaux[46].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l’arrondissement du Puy-en-Velay, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l’État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Puy-en-Velay-1 pour l’élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la deuxième circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[47].

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[53].

En 2019, la commune comptait 3 497 habitants, en diminution de 1,99 % par rapport à 2013 (Haute-Loire : +0,6 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d’un âge inférieur à 30 ans s’élève à 33,2 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l’inverse, le taux de personnes d’âge supérieur à 60 ans est de 29,5 % la même année, alors qu’il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 681 hommes pour 1 831 femmes, soit un taux de 52,14 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,87 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s’établissent comme suit.

En 2018, la commune compte 1 619 ménages fiscaux, regroupant 3 486 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 21 330 [I 16] (20 800  dans le département). 49 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 23] (42,8 % dans le département).

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s’élève à 2 127 personnes, parmi lesquelles on compte 73 % d’actifs (62,5 % ayant un emploi et 10,6 % de chômeurs) et 27 % d’inactifs,. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu’il était inférieur à celui de la France en 2008.

La commune fait partie de la couronne de l’aire d’attraction du Puy-en-Velay, du fait qu’au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle,. Elle compte 812 emplois en 2018, contre 856 en 2013 et 978 en 2008. Le nombre d’actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 345, soit un indicateur de concentration d’emploi de 60,4 % et un taux d’activité parmi les 15 ans ou plus de 53,7 %[I 22].

Sur ces 1 345 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 233 travaillent dans la commune, soit 17 % des habitants. Pour se rendre au travail, 80,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,4 % les transports en commun, 13 % s’y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 3 % n’ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 24].

Jules Vallès, l’auteur notamment de la trilogie Jacques Vingtras (L’Enfant, Le Bachelier, L’Insurgé) est natif du Puy-en-Velay, Il évoque dans le premier tome de ses souvenirs le hameau de Farreyrolles où il passe d’inoubliables vacances chez son oncle curé. L’endroit fait partie de la commune d’Espaly-Saint-Marcel. Dans le roman, la commune figure sous le nom d’ « Espailly ».

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