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Le prix du cheval fiscal à Névez , est le même dans toute les villes Finistère , et est imposé aussi bien par l’ANTS que par FCGE Paris. 

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Habilitation préfecture: N°24267
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  • Justificatif de domicile (photocopie)
  • Pièce d’identité du demandeur (photocopie)
  • Attestation d’assurance (photocopie)
  • Attestation d’assurance du véhicule
  • Photocopie du permis de conduire du demandeur

MIEUX CONNAÎTRE NÉVEZ

Névez est une commune du Pays de l’Aven en Basse Cornouaille (département du Finistère, région Bretagne, France).

La commune de Névez est limitée au nord par la commune de Pont-Aven, à l’est par la rive droite de la ria de l’Aven qui la sépare de la commune de Riec-sur-Bélon, au sud par l’océan Atlantique sur une longueur de sept kilomètres environ et à l’ouest (le ruisseau de Dourveil formant la limite communale) par la commune de Trégunc.

La côte atlantique, très découpée, est constituée d’une alternance de falaises rocheuses souvent spectaculaires et de plages plus ou moins grandes. Si on longe le littoral d’ouest en est en empruntant le chemin des douaniers (actuel GR 34), on rencontre d’abord la plage très étirée de Raguénez (dite aussi “Tahiti-plage”, ce surnom provenant d’une paillote installée là dans la décennie 1960 par un biscuitier de Rosporden), puis la petite plage étroite de Rospico qui se niche au fond d’une anse ombragée du même nom, et enfin la plage de Port Manec’h située à l’embouchure de la ria de l’Aven. La plage de Raguénez doit son nom à un petit îlot rocheux qui lui fait face et que l’on peut rejoindre à pied sec à marée basse. En effet Raguénez signifie en breton : en face de l’île, de rag devant et enez île. Un peu plus loin, se trouve un second îlot nommé l’Île Verte.

La rive droite de la ria de l’Aven est aussi très accidentée et sinueuse, formant d’amont vers l’aval, depuis la limite communale avec Pont-Aven jusqu’à Port Manec’h une succession d’anses et de falaises : anse du ruisseau de Kerrun, promontoire du château de Tal Mor, anse de Kerscraff, anse du moulin à marée du Hénan et l’étang du Hénan, falaises de part et d’autre du château du Hénan, puis falaises de part et d’autre du port de Kerdruc, l’anse du Poulguin (très profonde et aux nombreuses indentations), falaises du Poulguin, anse de Poul Don, falaises entre cette anse et Port Manec’h et enfin la plage, puis le port de Port Manec’h.

Port Manec’h, à la fois plage, port et hameau célèbre ayant attiré de nombreux peintres, occupe un site remarquable juste à l’embouchure de la ria de l’Aven.

Les parties intérieures du finage communal forment un plateau situé pour sa majeure partie entre 30 et 40 mètres d’altitude, échancré par de minuscules fleuves côtiers, en fait de simples ruisseaux, qui se jettent dans l’Océan Atlantique : le ruisseau de Dourveilà l’ouest et le ruisseau de Pont Quoren (lequel se jette dans l’anse de Rospico) étant les deux principaux ; ou par des affluents de rive droite de la ria de l’Aven, lesquels se jettent dans les rias annexes de celle de l’Aven.

Les bois occupent une partie importante du territoire communal dans sa partie nord-ouest, aux alentours de Pont Quoren principalement, ainsi que sur les versants des vallons des cours d’eau et rias précités. Le reste du territoire communal est occupé par des activités agricoles, sauf dans les parties proches du littoral souvent gagnées par l’enfrichement en raison de la déprise agricole.

Le paysage agraire traditionnel est celui du bocage avec un habitat dispersé en de nombreux hameaux et fermes isolées. Mais la pression touristique a entraîné une rurbanisation sensible surtout dans les hameaux proches du littoral, notamment aux alentours de Port-Manec’h, de Rospico – Keranglaz, de Kerascoët – Trémorvézen et aux alentours de Raguénez, provoquant aussi la prolifération des résidences secondaires. Cette rurbanisation est aussi sensible aux alentours du bourg de Névez et s’étire notamment le long de la D 77, tant au nord du bourg (jusqu’à Kervic et Botquélen) qu’à son sud-est (aux alentours de Pont Guennec et de Lanmeur par exemple) en direction de Port-Manec’h.

Névez formant presque une presqu’île est à l’écart des grandes voies de circulation ; même la D 783 (ancienne Route nationale 783), axe routier allant de Pont-Aven à Concarneau, passe plus au nord. La commune est desservie par deux routes départementales, la D 77 venant de Nizon et allant, après avoir traversé le bourg, jusqu’à Port-Manec’h, et la D 177 en direction de Trégunc.

Une ancienne voie ferrée à voie métrique (la Ligne de Quimperlé à Concarneau) a desservi la commune entre 1908 et 1936 (d’où le lieu-dit “La Gare” situé au nord du bourg.

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l’Atlantique), répartie tout au long de l’année avec un léger maximum d’octobre à février[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l’encadré ci-après.

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l’Énergie et du Climat complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Melgven », sur la commune de Melgven, mise en service en 1982 et qui se trouve à 10 km à vol d’oiseau[9][Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,9 °C et la hauteur de précipitations de 1 132 mm pour la période 1981-2010. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, dans le département du Morbihan, mise en service en 1952 et à 28 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000, à 12 °C pour 1981-2010[13], puis à 12,2 °C pour 1991-2020.

Névez est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l’Insee,,,. Elle appartient à l’unité urbaine de Névez, une unité urbaine monocommunale[18] de 2 661 habitants en 2017, constituant une ville isolée,. La commune est en outre hors attraction des villes[21][22].

La commune, bordée par l’océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d’inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[24][25].

Le tableau ci-dessous présente l’occupation des sols de la commune en 2018, telle qu’elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

La commune est peuplée de 2 661 habitants (2017), qui se répartissent sur de nombreux hameaux différents dont les principaux sont :

En 2016 on recensait 2 728 logements à Névez. Névez étant un lieu de villégiature prisé des vacanciers, on y compte une forte proportion de résidences secondaires. Ainsi on en dénombrait 1 272 (46,6 %) contre 1 338 résidences principales (49,0 %), et 118 logements vacants (4,3 %). Sur ces 2 728 logements, 2 567 étaient des maisons (94,1 %) contre 150 des appartements (5,5 %). Le tableau ci-dessous présente la répartition en catégories et types de logements à Névez en 2016 en comparaison avec celles du Finistère et de la France entière.

Névez signifie « nouveau » en breton. La paroisse est mentionnée pour la première fois dans un acte datant de 1078. Il y est question de « Plebe Nevez in Pago Treguent », c’est-à-dire de la nouvelle paroisse dans le pays de Trégunc. La paroisse de Névez (Plebe-Nevez in pago Treguent), crée en 1078, est un démembrement de la paroisse de Trégunc, elle-même issue de la paroisse de l’Armorique primitive de Melgven.

En français le nom de la commune se prononce neve, et neo en breton cornouaillais.

Port-Manec’h signifie en breton le “Port des Moines”.

Au milieu du XX siècle, les Névéziens étaient surnommés « les Bulgares » : l’origine de ce surnom vient probablement de poilus originaires de la commune revenus des expéditions des Dardanelles et (ou) de Salonique en ramenant avec eux des costumes traditionnels bulgares[32].

Plusieurs monuments de la commune témoignent de l’ancienneté de l’occupation de Névez : des dolmens (le dolmen du Brucou, situé dans une propriété privée, et ceux de Kerascoët[34]) ; un cairn se trouve dans l’île de Raguénez et une stèle gauloise protohistorique[36] devant l’église (une autre a disparu), etc.

En 1845, A. Marteville et Pierre Varin, continuateurs d’Ogée, écrivent :

À partir de 1240, la paroisse de Névez, qui engobait alors Nizon, a constitué une prébende qui appartenait au chapitre géré par les chanoines de l’église Saint-Mathieu de Quimper.

Hervé, seigneur de Névez, chevalier, vivait en 1260. Jacques de Névez, lui aussi chevalier, fut capitaine de cinquante hommes d’armes et gentilhomme de la chambre du Roi). Claude de Névez, son fils, épousa en 1595 Élisabeth d’Acigné ; il fut gouverneur de Quimper et décéda en 1597. Leur fils Claude II de Névez se maria avec Françoise d’Avaugour. Leur fils René de Névez fut colonel dans le Régiment des vaisseaux du Roi et mourut en 1660.

La construction du château du Hénan (ou Hénant) a commencé au XIV siècle et s’est surtout développée durant la première moitié du XVIe siècle. Selon Émile Souvestre, le château fut construit au XIV siècle pour défendre l’entrée de la rivière Aven qu’il surplombe. Il décrit ainsi le château dans la première moitié du XIXe siècle : « L’entrée principale de cette forteresse a deux portes, l’une grande, l’autre petite. Sur le mur règne une galerie à mâchicoulis et à l’extrémité s’élève une tour hexagone. Dans l’intérieur de la cour se trouve le logis principal et le donjon, surmonté d’une galerie tréflée du plus charmant effet, et que couronne un toit pointu avec sa girouette. Une tourelle appliquée contre le donjon renferme l’escalier. À l’opposé de la tour d’entrée existe la chapelle, plus endommagée que le reste de l’édifice ».

Le Chevalier de Fréminville écrit en 1844 qu’il s’agit d’ « un des plus remarquables des édifices féodaux qui nous soient restés dans le Finistère. Par suite de sa position isolée, reculée à l’extrémité du département, et surtout dans un canton où le chouannerie entravait les révolutionnaires, il a été heureusement préservé de leurs ravages. Il a appartenu à la famille du Marhallac’h (…), mais il est aujourd’hui passé en d’autres mains ».

Une description, illustrée de photographies, du manoir du Hénan en 1909 a été publiée dans la revue La Vie à la campagne.

Le manoir du Poulguin, placé sur un promontoire rocheux, dominant l’entrée de la rivière de l’Aven, semble avoir été construit à partir du début du XVIe siècle. Il est mentionné dans un acte de mariage de 1525. Il est flanqué d’une chapelle et d’un colombier qui surplombe la rivière de l’Aven, dans un angle de la cour, en position plus ostentatoire que fonctionnelle, le faisant confondre avec une tourelle de défense.

Jacques Cambry, dans son Voyage dans le Finistère en 1794 et 1795, indique :

La chapelle Sainte-Barbe, au bourg de Névez, a été construite durant la seconde moitié du XV siècle. Celle de Saint-Nicolas à Port Manec’h date du XVIe siècle.

Dans son roman historique Aliénor, prieure de Lok-Maria, Pitre-Chevalier évoque les « pâles habitants de Clohars et de Névez, à peine guéris de la famine et de la peste » à l’époque des Guerres de la Ligue.

En 1666 le village de Kercanic, qui appartenait alors à la trève de Trémorvézen, est durement frappé par la peste ; ne parvenant pas à arrêter l’épidémie, les familles prirent la décision de brûler toutes les chaumières et bâtiments ayant été occupés par des malades. L’espace enherbé situé de nos jours devant la chapelle de Trémorvézen fut transformé en cimetière. Le calvaire à bubons dit “Croix de Kéroren” fut alors édifié.

Le , un navire barbaresque s’échoua sur la côte de Névez. La France, étant alors en paix avec Alger, Colbert donna des ordres pour nourrir convenablement son équipage et le reconduire à Marseille aux frais du roi. Quatre-vingt maures seront ainsi acheminés par Quimper.

Le , la barque La Françoise, de Noirmoutier, chargée de vin, qui se rendait à Bénodet, doit s’échouer dans l’anse du Lorc’h en Névez pour échapper à un corsaire anglais qui est finalement repoussé avec l’aide des habitants qui tirent sur lui, mais… s’apprêtent ensuite à le piller en vertu de la coutume du droit de bris, ce que le capitaine parvint à éviter en mettant en perce une barrique : une fois les habitants ivre-morts, il parvint à se déséchouer et à repartir.

Névez avait jadis de nombreux tisserands dont la toile et la berlingue (tissu de chanvre et laine mêlés) étaient réputées. D’ailleurs, quand une jeune fille se mariait, sa dot se comptait en linge plutôt qu’en argent. Ils se vendaient sur le marché à Pont-Aven ou étaient exportés par les bateaux qui fréquentaient Kerdruc et Port Manec’h. C’est vers 1880 que les derniers métiers se sont tus.

En 1759 la paroisse de Névez devait chaque année fournir 25 hommes pour servir de garde-côtes.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Névez en 1778 :

L’assemblée des paroissiens de Névez en vue de la réunion des États généraux se tint le en présence d’environ 150 personnes et sous la présidence de Me Hilaire-Pierre Descourbes, sieur de Kervignac ; un cahier de doléances fut rédigé (il a disparu) et trois députés désignés pour représenter Névez à l’assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Concarneau : François Le Pennec, Guillaume Le Sellin, Corentin Le Nivaigne.

Le recteur de Névez depuis 1787, Louis Galliot, et ses deux vicaires, Guillaume Le Meur et Jean Calvez, refusèrent en 1791 de prêter serment à la Constitution civile du clergé, devenant donc des prêtres réfractaires, et embarquèrent à Raguenez avec d’autres prêtres et des nobles du pays pour se réfugier en Espagne ; les prêtres de Névez revinrent en 1801 ou 1802, à la grande joie de la population, alors très croyante.

Névez devient une commune en 1792 et, avec une superficie de 2 470 hectares, celle-ci compte alors 1 560 habitants répartis dans 306 foyers ; les limites de la commune ne furent précisément établies que le 22 messidor an XIV ().

Jacques Cambry, de passage dans la commune de Névez à la fin du XVIII siècle, a écrit dans son ouvrage Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795, ces quelques lignes au sujet de celle-ci :

Le , Le Paige de Bar émigre en embarquant à Névez avec plusieurs autres personnes dont Le Breton, curé de Nizon et Auffret, vicaire de Mellac.

Le , les Anglais tentèrent de débarquer 2 000 Chouans dirigés par Jean Jan sur la plage de Raguénez à Névez pour opérer une diversion et prendre l’armée républicaine à revers. En effet, quelques jours plus tôt, les Anglais avaient tenté imprudemment de débarquer des émigrés dans la presqu’île de Quiberon mais ils avaient trouvé face à eux l’armée du général Hoche qui leur barrait la route. Les Chouans furent reçus par le feu nourri de l’artillerie du fort de Raguénez et repoussé une première fois à la mer. Les Anglais cependant n’avaient pas renoncé à leur projet et les Chouans furent débarqués un peu plus loin dans l’anse de Rospico. Croyant que c’était les Anglais qui voulaient mettre tout à feu et à sang les habitants de Névez avaient abandonné leurs maisons et pris la fuite. Les prétendus Anglais furent très polis. Ils demandèrent seulement de quoi manger dans les maisons puis se dirigèrent rapidement vers Pont-Aven. Quelques jours plus tard, 1 700 soldats républicains s’installèrent à Keranglas. Tout l’espace qui se trouve entre le village et la mer fut couvert de tentes pour les loger. Mais ils arrivaient trop tard. Les Chouans avaient déjà quitté les lieux et regagné le Morbihan.

En 1853, pour une superficie totale de 2 532 hectares, Névez possédait 1 032 ha de terres labourables, 112 ha de prés et pâtures, 77 ha de bois, 35 ha de vergers et jardins, 1 182 ha de landes et incultes. La commune possédait alors trois moulins. Outre l’église paroissiale, quatre chapelles sont citées (chapelle de Trémorvézen, dédiée à Notre-Dame-de-Bon-Secours ; chapelles Sainte-Barbe, Saint-Mathieu et Saint-Nicolas). Les auteurs indiquent également qu’à cette date « on parle le breton à Névez ».

Les premières constructions en « pierre debout » (orthostates) remonteraient au XVII siècle (un acte de vente de maison en parle en 1695), mais elles se seraient développées surtout au XIXe siècle à Trégunc et Névez, servant de murs à de nombreuses maisons, d’autres « pierres debout » étant dressées en clôture des parcelles ou des propriétés ; leur origine serait due à la nécessité de débarrasser les champs des nombreux chaos rocheux qui les encombraient, particulièrement sur les bords de l’Aven. De nombreuses constructions en « pierre debout » ont été détruites, car méprisées, dans le courant du XX siècle, mais une soixantaine d’entre elles subsistent[59].

Jean-François Brousmiche, vers 1830, les décrit ainsi :

Les « pierres debout » et leur exploitation sont évoquées dans un cahier d’écolier :

Jusqu’au XIX siècle, l’exploitation du granit constituait la principale activité à Trégunc et Névez ; elle faisait vivre des centaines de tailleurs de pierre. La carrière de Kérochet fut exploitée jusqu’au début du XXe siècle ; le granit extrait était exporté par le port sommaire situé dans l’anse de Kérochet, où trois quais, utilisés l’un ou l’autre en fonction de la marée, sont encore visibles ; une centaine d’ouvriers travaillaient dans cette carrière dont le propriétaire était Mr Hochet. Les pierres extraites étaient embarquées sur des chalands jusqu’au port de Pont-Aven, où elles étaient chargées sur des chasse-marées à destination de Lorient (elles servirent entre autres à construire la citadelle de Port-Louis), Nantes, Bordeaux, etc. Deux naufrages de bateaux chargés de pierres brutes, survenus vers le milieu du XIX siècle, sont connus : le Génie, une chaloupe, et le Goulfard, un chasse-marée. Une autre carrière, celle de Kervern, était la propriété de la famille Philippe[59].

Le phare de Port Manec’h fut construit entre 1866 et 1867 et la cale en 1868 afin de permettre aux paysans de charger plus facilement le goémon, même si elle fut aussi par la suite utilisée par les marins. Le premier canot de sauvetage de Port-Manec’h, le “Commandant de Rosencoat”, dont le patron était Prosper Sellin, est mis en service en 1905.

De nombreux marins de Névez furent victimes de naufrages : par exemple deux marins du canot de pêche Anna-Louis partis pêcher le maquereau dans l’archipel des Glénan furent victimes d’une tempête en novembre 1887.

L’ancienne église paroissiale de Névez, basse et obscure, était un monument de style flamboyant du XVI siècle. Elle était sous le vocable de sainte Thumette[63]. Entre 1894 et 1900 une nouvelle église fut construite selon les plans de l’architecte Armand Gassis, à l’emplacement de l’ancienne, condamnée en raison de son état de délabrement. En 2010, deux vitraux, dessinés par Jean-Paul Thaéron ont été installés dans les transepts[64].

Le XIX siècle voit la création de la station familiale de Port Manec’h qui connait un fort développement durant la Belle Époque. L’ouverture de l’hôtel Julia le , une annexe de l’hôtel Julia de Pont-Aven, y attire les peintres de l’École de Pont-Aven. Le docteur Albert Barnes (1872-1951), un collectionneur d’art américain qui ouvrit en 1925 la fondation Barnes à Philadelphie, y séjourna pendant de nombreux étés, près de la plage Saint-Nicolas, attiré par la présence, non loin de là, des peintres de Pont-Aven[65].

Au début du XX siècle, Port Manec’h armait cinquante chaloupes sardinières à la pêche côtière.

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par M Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d’Émile Combes contre l’utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Névez, l’abbé Théoden, écrit : « Il n’y a que quelques rares , parmi les cultivateurs et les marins, en état de comprendre, et encore imparfaitement, une instruction française. La preuve en est que les délibérations du Conseil municipal, composé cependant de l’élite intellectuelle de la commune, se font en breton » ; il ajoute : « La population toute entière (…) croirait qu’une instruction française, donnée même de loin en loin, serait une véritable moquerie à son endroit, et déserterait en masse l’église  »[66].

Le , Théoden, curé de Névez, fait partie des 31 prêtres du diocèse de Quimper dont les traitements sont retenus par décision du gouvernement Combes « tant qu’ils ne feront pas emploi de la langue française dans leurs instructions et l’enseignement du catéchisme » car ils utilisaient le breton[68].

La voie ferrée allant de Quimperlé à Concarneau dessert entre autres les gares de Pont-Aven, Nizon, Névez, Trégunc et Lanriec à partir de 1908 ; c’est une ligne ferroviaire à voie métrique exploitée par les Chemins de fer départementaux du Finistère ; la ligne ferma en 1936.

Le monument aux morts de Névez porte les noms de 107 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux neuf au moins (Joseph Cloarec, Laurent Costiou, Yves Costiou, Yves Garo, Yves Guillou, Philibert Jaouen, Jean Marrec, Jean Mestric, Grégoire Paillard) sont des marins disparus en mer ; trois au moins (Yves Marrec, Yves Richard, François Riou) sont des soldats morts sur le front belge ; Joseph Martin a été tué à l’ennemi à Achi-Baba (Turquie) dans le cadre de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr ; Joseph Sellin, matelot à bord du Lorraine à Corfou (Grèce) et Yves Goalabre à Salonique sont tous les deux morts de maladie (ils s’y trouvaient dans le cadre de l’expédition de Salonique) ; un au moins (Joseph Clanche) est mort alors qu’il était en captivité en Allemagne ; Corentin Le Bris, quartier-maître à bord de l’ Aspirant Herber, est mort de maladie le à Sidi Abdallah (Tunisie) ; Yves Guyader, matelot à bord du croiseur cuirassé Amiral Aube est mort de maladie à Arkhangelsk (Russie) où son bateau se trouvait dans le cadre de la Guerre civile russe pour soutenir la contre-révolution blanche contre la Russie bolchévique ; la plupart des autres sont morts sur le sol français : parmi eux, Corentin Berthou, caporal au 65e régiment d’infanterie, disparu le à Fère-Champenoise (Marne), décoré à titre posthume de la Médaille militaire et de la Croix de guerre.

Yves Héloury, matelot à bord du Montcalm, est mort à Copenhague (Danemark) le , donc après la signature de l’armistice.

L’Île de Raguenez était alors habitée par la famille Marrec, des agriculteurs qui ramassaient aussi le goémon brûlé dans les deux fours de l’île afin de recueillir de l’iode, précieuse pour soigner les blessés de guerre.

Le le canot de sauvetage à avirons Paul Toureil, de l’Île d’Yeu, monté par 12 sauveteurs commandés par Noé Devaud, portaient secours à sept rescapés du cargo norvégien Ymer, torpillé par un sous-marin allemand et qui s’étaient réfugiés dans une baleinière ; mais pris dans une forte tempête et épuisés, les dix-neuf hommes à bord du canot de sauvetage, épuisés, ne parvenant pas à mettre les voiles, durent laisser le canot partir à la dérive dans un froid glacial, jusqu’à – 15 degrés et sous la neige, l’eau en plus envahissant progressivement le canot. Parvenu près de l’Île Verte, le canot est aperçu par un habitant de l’Île de Raguénez, Jean-Marie Marrec, qui fit signe aux naufragés de venir s’échouer à Porz-Braz le  ; 6 des sauveteurs de l’Île d’Yeu et 5 marins du cargo norvégien moururent d’épuisement à bord du canot ou aussitôt après qu’on leur ait porté secours, mais il y eut 8 rescapés. Les morts furent enterrés dans le cimetière de Névez, mais les corps des marins ogiens furent ensuite rapatriés à l’Île d’Yeu[72].

Le le cargo anglais Philomel, construit en 1916, chargé de marchandises diverses destinées à l’armée américaine et faisant partie d’un convoi de 22 navires partis de Brest à destination de Bordeaux, est torpillé par le sous-marin allemand U88 et coule au large de Port-Manech ; l’ équipage fut sauvé.

Le monument aux morts de Névez fut inauguré le  : ce fut l’occasion d’une grande fête patriotique en présence d’une foule nombreuse.

Le monument aux morts de Névez porte les noms de 39 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, douze sont disparues en mer dont dix (Laurent Costiou, Yves Cloarec, Yves Furic, Joseph et René Guillou, Yvon Ollivier, Laurent et Yvon Rioual, Louis Sellin, Lucien Troal) sont des marins-pêcheurs disparus en mer au large du phare d’Ar-Men le à bord du dundee de pêche Île Verte, les deux autres étant René Daniélou, disparu en mer le lors du naufrage du paquebot Meknès au large de Dieppe et Lucien Bourglan, disparu en mer le lors du naufrage du chalutier armé Sergent Gouarne au large d’Alborán ; six (Arsène Coadou, René Colin, Adolphe Furic, René Laureau, François et Jean Noach) sont des résistants fusillés par les Allemands le à Kerfany ; Laurent Guillou est un résistant mort en déportation le au camp de concentration de Buchenwald.

Yves Richard est mort pour la France en 1949 pendant la guerre d’Indochine et Lucien Nélias pendant la guerre d’Algérie.

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[77].

En 2019, la commune comptait 2 686 habitants, en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013 (Finistère : +1,24 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d’un âge inférieur à 30 ans s’élève à 19,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (32,5 %). À l’inverse, le taux de personnes d’âge supérieur à 60 ans est de 47,4 % la même année, alors qu’il est de 29,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 304 hommes pour 1 369 femmes, soit un taux de 51,22 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,41 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s’établissent comme suit.

Les indicateurs de revenus et de fiscalité à Névez et dans l’ensemble du Finistère en 2016 sont présentés ci-dessous.

Le tourisme occupe une place importante dans l’économie locale en raison de la présence de la station balnéaire de Port-Manec’h et d’un littoral avec de nombreuses plages. Au , on recensait 8 campings sur la commune offrant 1 270 emplacements ainsi que 3 petits hôtels d’une capacité totale de 57 chambres.

Drapeau de la France Les Contamines-Montjoie (France).

La ville de Névez comporte plusieurs sites et monuments à découvrir :

André Jolly a peint de nombreux paysages de Névez.

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